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Ales- Les Cevennes

Reproduction d'un livret paru en 1934

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LE MARQUIS DE LA FARE-ALAIS

Parmi les collaborateurs du journal de Desanat, Lo Bolhabaissa ( La Bouillabaisse ), dont nous passons en revue les plus connus ou les principaux, figure Gustau Cristòu Valentin, marquis de La Fare-Alais.

Celui-ci, qui descendait d'une famille de la haute noblesse du Languedoc, est né au château de Lacoste, dans la commune de Saint-Martin-de-Valgalgues, près d'Alès (Gard), le 16 novembre 1791. Il reçut une bonne éducation et une culture classique. En 1807, il choisit le métier des armes et entre à l'école de Saint-Cyr. Mais, malade, il doit renoncer. Il fait alors son droit à l'Université de Toulouse et c'est probablement là qu'il contracte son goût pour les Troubadours et l'écriture occitane.
En 1814, au retour des Bourbons, comme il est guéri, il entre dans la compagnie de Noailles. Il suit le roi Louis XVIII lors des Cents Jours, et sa fidélité lui vaudra d'être nommé lieutenant dans l'infanterie. Cependant, il abandonne l'armée en 1818. Il se marie l'année suivante et il mènera désormais la vie sans histoire d'un gentilhomme campagnard. Il se consacre à diriger les travaux de son exploitation agricole, à la direction des affaires de Saint-Martin-de-Valgalgues dont il est maire, et aussi dans ses temps de loisirs, aux lettres et à la poésie. Il meurt le 29 janvier 1846 dans son château de Lacoste, victime d'une affection du foie.

Collaborateur régulier du journal L'Écho d'Alais , il y publie des articles sur divers sujets et des poèmes, tant en occitan qu'en français. Ce sont ses poèmes occitans qui, dans les années 1830-40, lorsque se dessine un mouvement de renaissance, incitent Desanat à lui demander des textes pour Lo Bolhabaissa .

Car La Fare-Alais jouit alors d'une renommée qui a bien dépassé la région d'Alès. Auteur populaire, il sait lier le burlesque au sérieux, se voulant en cela un continuateur de l'abbé Fabre, de Sommières (Gard), l'un des auteurs européens les plus importants du XVIII eme siècle, auquel il se réfère d'ailleurs comme à son maître.

C'est de cette influence que procèdent les contes à rire ou les récits de voyages pittoresques qu'il met en vers. Mais, il n'atteint pas au niveau de l'abbé Fabre car le romantisme est là. Pourtant, et contradictoirement, c'est le romantisme qui lui fait écrire ses plus belles pièces lorsqu'il utilise le fonds du folklore cévenol. Le fantastique en effet, se développe là pleinement. Cela donnera les textes superbes que son « Lo gripet » (« Le farfadet »), « Lo basalic » (« Le basilic »), « La fèsta dels mòrts » (« La fête des morts »), « La romèca » (« La roumèque », terme qui désigne un monstre animal ), « La bauma de las fadas » (« La grotte des fées »).
Mistral s'est d'ailleurs inspiré de « La romèca » pour le chant VI de « Mirèlha » (« Mireille »). Populaire, La Fare-Alais l'est par son christianisme que rejoint une hantise de la mort, et aussi par ses thèmes, qu'ils concernent le folklore comme on l'a vu, ou ses contes.

Tous ont en commun de chanter la beauté du pays cévenol, hommes et paysages. Aucune vulgarité dans l'écriture. Et un réalisme qui n'exclut nullement la sensibilité.

C'est que La Fare-Alais est parfaitement conscient de la dignité de sa langue car il connaît la filiation qui existe entre les Troubadours, créateurs de la première langue moderne littéraire d'Europe, et ce que les bourgeois appellent le « patois », terme qu'ils imposent au peuple à travers leur idéologie dominante. Il est très clair sur ce point et pose la question : « que reste-t-il à la langue des Troubadours ? » Mais, face au français, « livré de bonne heure au scalpel généralisateur du grammairien », il considère que l'occitan, vif et divers, comporte des possibilités que le premier ne possède plus. C'est évident, mais encore fallait-il oser l'écrire. Quant au destin malheureux de sa langue, il écrit à propos du français : « cette langue proclamée nationale par 17 la volonté du plus fort ». Là encore, il ne se trompe pas d'ennemi et a la vision marxiste d'un noble… avant Marx !

Aussi, contrairement à de nombreux trobaires qui sont ses contemporains, La Fare-Alais tient une modernité que seuls les premiers félibres, et encore pas tous, auront également, mais sous l'influence parisienne.

Avec La Fare-Alais qui refuse de faire de sa langue « une curiosité qu'on n'applaudit qu'autant qu'elle fait rire », nous avons l'un des premiers écrivains occitans modernes dans toute l'acceptation du terme. Certains littéraires ou politiques, de droite ou soi-disant de gauche, devront en prendre de la graine.

En 1844, il avait rassemblé ses poèmes occitans sous le titre « Las castanhadas » (« Les rôties de châtaignes »), et y avait, dans une préface, explicité ses positions sur la langue. L'ouvrage parut après sa mort, en 1851. Et la MARPOC , de Nîmes a récemment procédé à une réédition complète de l'oeuvre de La Fare-Alais, mise en orthographe classique.

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Source : http://jc_latil.club.fr/DMesclum/Memoria%20PDF/Lettre%20F.pdf


Date de création : 03/09/2009 @ 18:13
Catégorie : - Personalités
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Mes Grands Pères 1914

A GARDER DANS TOUTES LES MEMOIRES CETTE INSULTE ENVERS LES POILUS

Ceux que Clemenceau avaient appelés avec mépris "les jardiniers de Salonique", leur reprochant longtemps leur inaction, poursuivent la guerre cinq mois de plus que leurs camarades, postés en Roumanie et tenant le front sud de la Russie contre les bolcheviques. Ce n'est qu'en mars 1919 que les poilus d'Orient sont rembarqués d'Odessa avec le sentiment d'avoir injustement été les oubliés de la Grande Guerre.


Près de 300 000 soldats français, dont plus de 50 000 ne sont jamais revenus, ont combattu sur ces terres balkaniques où ils ont vécu une fraternité d'arme avec leurs alliés serbes, italiens, britanniques, australiens, néo-zélandais. 

http://www.mediatheque-patrimoine.culture.gouv.fr/fr/archives_photo/visites_guidees/balkans.html

Autrement aussi scandaleux les Fusillés pour l'exemple. QUAND SERONT ILS REABILITE?

http://www.cndp.fr/fileadmin/user_upload/POUR_MEMOIRE/fusilles/120106_PM-fusilles-grande-guerre.pdf

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Mes Grands Pères pendant la grande guerre  

Marius Hilarion GINOUX   1896-1975
Médaillé ancien combattant 14/18, médaillé des campagnes d'Italie et d'Orient

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Julien Joseph Antoine CÉSAR  1884-1964

A lui aussi fait la campagne d'Orient

LES ANNALES de LA COMMUNE
Selon l'opinion de Hours de MANDAJORS, dans son ouvrage sur " la dispute d'Alyse en Bourgogne et de la ville d'Alez, capitale des cévennes en languedoc, au sujet de la fameuse Alésia, assiégée par Cesar" , il paraitrait que les noms des peuples gaulois qui ont habité ces contrées sont restés aux localités où ils campaient.
Cet auteur fait remarquer la plaine de St-Martin et de St-Julien de Valgalgues, où un secours fut envoyé par les Gaulois contre les Romains qui occupaient cette contrée. Mais ayant été surpris par un détachement, il fut battu, et le lieu du combat a conservé le nom des vaincus, VALGALGUES (vallis gallorum ou vallée des Gaulois).
<<Au reste ajoute Mandajors, cette preuve non écrite, soutenue par tant d'autres, ne fait pas moins foi que la littérale, dans un pays où l'on n'écrivait point, et dont les habitants, peu zélés pour une telle gloire, ne peuvent etre soupçonnés d'avoir eu recours à une fiction>>.
 
SAINT-MARTIN-DE-VALGALGUES appartenait en 1384 à la Viguerie d' ALAIS et au diocèse de Nimes; mais dés avant 1435 ce lieu avait céssé d'en faire partie, et il avait été incorporé à la viguerie et au diocèse d'Uzes, doyenneté de Navacelle.
Le prieuré de Saint-Martin-de-Valgalgues, uni à l'abbaye de Cendras, était à la collation de l'abbé de ce monastère; l'Eveque d'Uzes ne conférait que la vicairie sur la présentation de l'Abbé de Cendras. Ce village se composait, en 1384, de 2 feux et demi.
LES PERSONNALITES
LES ANNALES DES MINES (Houillère)

On relate la présence de la houille dans les Cévennes dès le 13 ème siècle. Le charbon dans cette région affleure fréquemment à flanc de coteau et fait l'objet d'exploitation artisanale. On connaît depuis longtemps le pouvoir calorifique de cette roche noire.

Après la seconde guerre mondiale, les Houillères des Cévennes, moins touchées par les ravages de la guerre, répondent à l'effort de production nationale et extraient 2,4 millions de tonnes dès 1946, se plaçant au deuxième rang des exploitations des Houillères du Centre-Midi, derrière le Bassin de la Loire. Plus de 22 000 personnes travaillent alors dans les mines.
Proches de la Méditerranée mais accrochés aux rudes pentes des paysages cévenols, les sites de production sont nombreux, éparpillés et difficiles d'accès. De plus, les gisements sont « difficiles » et le rendement fond s'avère être le plus faible des houillères du Centre-Midi.
En 1969, au terme d'un long travail de concentration des sites d'extraction, les HBCM exploitent, dans le Gard, trois sièges auxquels s'ajoute l'exploitation de Graissessac dans l'Hérault : au Sud, près d 'Alès, le siège Destival ; au centre, près de la Grand'Combe, les puits des Oules et de Ricard ; au nord, près de Bessèges, le siège de Saint-Florent.
La centrale thermique du Fesc, installée à la Grand'Combe, sur les bords du Gardon, constitue le débouché essentiel de la production des exploitations gardoises. L'exploitation souterraine s'arrête définitivement en 1985 et la production se poursuivit dans des mines à « ciel ouvert » qui ferment progressivement pour cesser toute exploitation en 2001. Au Nord de l 'Hérault, près de Bédarieux, l'exploitation en découverte de Graissessac, qui alimentait la centrale thermique du Bousquet d 'Orb, s'est terminée en 1992.

ALES M'EST CONTÉ
Le fief d'Alais appartenait, au Moyen Age, à la maison de Pelet, descendante des anciens comtes de Melgueil, qui avaient eux-mêmes pour auteurs les premiers vicomtes de Narbonne. Les Pelet, qui ont toujours réclamé en vain le comté de Melgueil et la vicomté de Narbonne, furent même obligés de se contenter de la moitié d'Alais lorsque Simon de Montfort se fut emparé de l'autre. Ils gardèrent cette moitié, sous le titre de baronnie, jusqu'au mi-lieu du XVIIe siècle. L'autre moitié, devenue partie du domaine de la couronne par la cession d'Amaury de Montfort, fut érigée en comté et passa successivement par mariage ou par vente aux Beaufort, aux Montmorency et aux Conti.
 
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La seule raison du destin, c'est son irrésistibilité à la fatalité

Si l’on n’est plus que mille, eh bien, j’en suis ! Si même ils ne sont plus que cent, je brave encore Sylla; S’il en demeure dix, je serai le dixième;
Et s’il n’en reste qu’un, je serai celui-là.

Victor Hugo - Les Châtiments

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