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Ales- Les Cevennes

Reproduction d'un livret paru en 1934

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REVUE DE PRESSE
Édition du lundi 29 septembre 2008

La crue du 30 septembre 1958 a marqué les esprits cévenols. Les générations qui l'on vécue racontent aux plus jeunes les souvenirs de ce phénomène climatique hors normes. Le directeur des Ponts et chaussées constate début octobre 1958 : « La crue a été d'un mètre supérieure à celle de 1907.
Du 29 août au 30 septembre, il est tombé un demi-mètre d'eau, ce qui explique la soudaineté de la crue. »

Paul Béchard, maire d'Alès, soulève une polémique dès le 1er octobre : « Le service d'annonce des crues n'a pas fonctionné et les barrages routiers n'ont pas été établis au plus vite. ».
René Coty, encore président de la République pour quelques semaines, assure les Gardois de la « sollicitude émue de toute la nation ».
Les volumes d'eau précipités dans les lits de rivières sont fantastiques pendant quelques heures. Le Gardon a dépassé à Ners le débit de 5 000 m 3 par seconde, soit le double du débit moyen du Rhône.
 
A Alès, la hauteur du Gardon est passée de 0,5 m à 5,5 m.
Commentaire de l'époque : « Le Gardon avait un niveau jusque-là jamais atteint, même lors des inondations de 1907 de sinistre mémoire. (...) Il faut remonter à 1743 pour retrouver la même violence de crue ». Le faubourg du Rochebelle, les Prés-Saint-Jean et le Moulinet sont recouverts.
 
A La Grand-Combe, Saint-Hilaire-de-Brethmas et dans bien d'autres bourgs, toujours les mêmes commentaires de désolation.
A Anduze, un couple est emporté avec sa maison. Dans la région du Vigan, les propriétés agricoles des vallées de l'Arre et de l'Hérault sont dévastées ; les usines de bonneterie du Vigan et de Ganges submergées.
 
Dans le Bassin alésien, les gardons et la Cèze sortent une seconde fois de leur lit le 4 octobre. Cette fois, l'alerte est donnée et la population épargnée. Des journalistes parisiens se font emporter avec leur véhicule près de Saint-Ambroix. Ils s'en sortent sains et saufs. Midi Libre titre le 5 octobre : "Les Cévennes ont revécu hier la grande peur des inondations." 36 morts, dont 18 sur la route reliant Alès et Nîmes
 
Le bilan des pertes humaines est sans équivalent dans l'histoire contemporaine des inondations. Dix-huit automobilistes meurent noyés, emportés par les flots avec leur véhicule, entre Boucoiran et La Calmette. La rupture soudaine du Pont de Ners a libéré une vague d'eau qui s'est ajoutée à la crue. De nombreuses communes déplorent un ou deux morts ; certaines quatre, comme Saint-Martin-de-Valgalgues et Anduze (une maison emportée).
La Cèze fait trois morts à Montclus et à Saint-Ambroix. Au total, trente-cinq morts sont comptabilisés après de la crue du 30 septembre. Un autre automobiliste décède lors de la seconde crue du Gardon, le 4 octobre, à Saint-Jean-du-Gard.
Quarante-quatre ans plus tard, la crue du 9 septembre 2002 fera vingt-sept morts, dont onze dans le seul village d'Aramon.
 
DÉGÂTS
Neuf ponts à l'eau « Le pont dansait drôlement » raconte un militaire. Son véhicule est l'un des derniers à passer sur le Pont de Ners qui s'effondre peu après, comme le pont ferroviaire.
A Bessèges , le pont suspendu et celui de Lalle disparaissent eux aussi.
Sur la commune de Cendras , deux autres ponts sont emportés, celui du Galeizon et celui de La Beaume.
A Alès , le Pont de la Royale et la passerelle des Près Rasclaux sont balayés parle Gardon monté de 5 mètres.
A Saint-Jean-du-Gard , le Pont Vieux est détruit pour la sixième fois depuis sa construction en 1733.Le Pont de Remoulins résiste mal aux assauts. Il est déchaussé et devra être reconstruit.
Thierry MONTANER

Date de création : 02/12/2009 @ 17:40
Dernière modification : 04/01/2010 @ 16:05
Catégorie : Risques Naturels - Risques Naturels
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Mes Grands Pères 1914

A GARDER DANS TOUTES LES MEMOIRES CETTE INSULTE ENVERS LES POILUS

Ceux que Clemenceau avaient appelés avec mépris "les jardiniers de Salonique", leur reprochant longtemps leur inaction, poursuivent la guerre cinq mois de plus que leurs camarades, postés en Roumanie et tenant le front sud de la Russie contre les bolcheviques. Ce n'est qu'en mars 1919 que les poilus d'Orient sont rembarqués d'Odessa avec le sentiment d'avoir injustement été les oubliés de la Grande Guerre.


Près de 300 000 soldats français, dont plus de 50 000 ne sont jamais revenus, ont combattu sur ces terres balkaniques où ils ont vécu une fraternité d'arme avec leurs alliés serbes, italiens, britanniques, australiens, néo-zélandais. 

http://www.mediatheque-patrimoine.culture.gouv.fr/fr/archives_photo/visites_guidees/balkans.html

Autrement aussi scandaleux les Fusillés pour l'exemple. QUAND SERONT ILS REABILITE?

http://www.cndp.fr/fileadmin/user_upload/POUR_MEMOIRE/fusilles/120106_PM-fusilles-grande-guerre.pdf

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Mes Grands Pères pendant la grande guerre  

Marius Hilarion GINOUX   1896-1975
Médaillé ancien combattant 14/18, médaillé des campagnes d'Italie et d'Orient

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Julien Joseph Antoine CÉSAR  1884-1964

A lui aussi fait la campagne d'Orient

LES ANNALES de LA COMMUNE
Selon l'opinion de Hours de MANDAJORS, dans son ouvrage sur " la dispute d'Alyse en Bourgogne et de la ville d'Alez, capitale des cévennes en languedoc, au sujet de la fameuse Alésia, assiégée par Cesar" , il paraitrait que les noms des peuples gaulois qui ont habité ces contrées sont restés aux localités où ils campaient.
Cet auteur fait remarquer la plaine de St-Martin et de St-Julien de Valgalgues, où un secours fut envoyé par les Gaulois contre les Romains qui occupaient cette contrée. Mais ayant été surpris par un détachement, il fut battu, et le lieu du combat a conservé le nom des vaincus, VALGALGUES (vallis gallorum ou vallée des Gaulois).
<<Au reste ajoute Mandajors, cette preuve non écrite, soutenue par tant d'autres, ne fait pas moins foi que la littérale, dans un pays où l'on n'écrivait point, et dont les habitants, peu zélés pour une telle gloire, ne peuvent etre soupçonnés d'avoir eu recours à une fiction>>.
 
SAINT-MARTIN-DE-VALGALGUES appartenait en 1384 à la Viguerie d' ALAIS et au diocèse de Nimes; mais dés avant 1435 ce lieu avait céssé d'en faire partie, et il avait été incorporé à la viguerie et au diocèse d'Uzes, doyenneté de Navacelle.
Le prieuré de Saint-Martin-de-Valgalgues, uni à l'abbaye de Cendras, était à la collation de l'abbé de ce monastère; l'Eveque d'Uzes ne conférait que la vicairie sur la présentation de l'Abbé de Cendras. Ce village se composait, en 1384, de 2 feux et demi.
LES PERSONNALITES
LES ANNALES DES MINES (Houillère)

On relate la présence de la houille dans les Cévennes dès le 13 ème siècle. Le charbon dans cette région affleure fréquemment à flanc de coteau et fait l'objet d'exploitation artisanale. On connaît depuis longtemps le pouvoir calorifique de cette roche noire.

Après la seconde guerre mondiale, les Houillères des Cévennes, moins touchées par les ravages de la guerre, répondent à l'effort de production nationale et extraient 2,4 millions de tonnes dès 1946, se plaçant au deuxième rang des exploitations des Houillères du Centre-Midi, derrière le Bassin de la Loire. Plus de 22 000 personnes travaillent alors dans les mines.
Proches de la Méditerranée mais accrochés aux rudes pentes des paysages cévenols, les sites de production sont nombreux, éparpillés et difficiles d'accès. De plus, les gisements sont « difficiles » et le rendement fond s'avère être le plus faible des houillères du Centre-Midi.
En 1969, au terme d'un long travail de concentration des sites d'extraction, les HBCM exploitent, dans le Gard, trois sièges auxquels s'ajoute l'exploitation de Graissessac dans l'Hérault : au Sud, près d 'Alès, le siège Destival ; au centre, près de la Grand'Combe, les puits des Oules et de Ricard ; au nord, près de Bessèges, le siège de Saint-Florent.
La centrale thermique du Fesc, installée à la Grand'Combe, sur les bords du Gardon, constitue le débouché essentiel de la production des exploitations gardoises. L'exploitation souterraine s'arrête définitivement en 1985 et la production se poursuivit dans des mines à « ciel ouvert » qui ferment progressivement pour cesser toute exploitation en 2001. Au Nord de l 'Hérault, près de Bédarieux, l'exploitation en découverte de Graissessac, qui alimentait la centrale thermique du Bousquet d 'Orb, s'est terminée en 1992.

ALES M'EST CONTÉ
Le fief d'Alais appartenait, au Moyen Age, à la maison de Pelet, descendante des anciens comtes de Melgueil, qui avaient eux-mêmes pour auteurs les premiers vicomtes de Narbonne. Les Pelet, qui ont toujours réclamé en vain le comté de Melgueil et la vicomté de Narbonne, furent même obligés de se contenter de la moitié d'Alais lorsque Simon de Montfort se fut emparé de l'autre. Ils gardèrent cette moitié, sous le titre de baronnie, jusqu'au mi-lieu du XVIIe siècle. L'autre moitié, devenue partie du domaine de la couronne par la cession d'Amaury de Montfort, fut érigée en comté et passa successivement par mariage ou par vente aux Beaufort, aux Montmorency et aux Conti.
 
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La seule raison du destin, c'est son irrésistibilité à la fatalité

Si l’on n’est plus que mille, eh bien, j’en suis ! Si même ils ne sont plus que cent, je brave encore Sylla; S’il en demeure dix, je serai le dixième;
Et s’il n’en reste qu’un, je serai celui-là.

Victor Hugo - Les Châtiments

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