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Ales- Les Cevennes

Reproduction d'un livret paru en 1934

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SE CANTO

Ecrit par Gaston Phébus
Gaston Phébus (1331-1391): Devint en 1343 Comte de Foix et seigneur de Béarn sous le nom de Gaston III. Prit le surnom de Phébus (soleil) pour illustrer sa blondeur et son désir de puissance. C'était un homme d'état puissant et indépendant, passionné de chasse et ... de femmes. C'est pour se faire pardonner ses nombreuses infidélités qu'il écrivit ce chant destiné à son épouse retirée dans sa famille en Espagne.


Dejoust ma fenestro ,
Y a un aouselou ,
Touto la neit canto,
Canto pas per yèou .

(refrain)
Se Canto, que canto ?
Canto pas per yèou ,
Canto per ma mio
Qu'es al leng de yèou .

Al founso de l' horto
Y a un amelié
Que fa de flous blancos
Coumo de papie

Aquelos flous blancos
Faran d' amellous
Per rampli las pochos
De yèou e de vous.

Aquelos mountagnos
Que tan hautos soun
M' empachoun de vèire
Mas amours ount soun .

Aquelos moutagnos
S'en abaissaran
E mas amouretas
Se raproucharan

Sous ma fenêtre,
Il y a un petit oiseau ;
Toute la nuit il chante ,
Il ne chante pas pour moi,

(refrain)
S'il chante, que chante t'il ?
Il ne chante pas pour moi
Il chante pour ma mie
Qui est loin de moi.

Au fond du jardin
Il y a un amandier
Qui fait des fleurs blanches
Comme du papier.

Ces fleurs blanches
Feront des amandes
Pour remplir les poches
Les miennes et les vôtres.

Ces montagnes
Qui sont si hautes
M'empêchent de voir
Mes amours où elles sont.

Ces montagnes
S'abaisseront
Et mes amourettes
Se rapprocheront.

 
les différentes versions régionales

NARBONNAIS

Al fons de la prada , i a un pibol traucat ,

Lo cocu i canta , benlèu i a nisat .

Se canto, que cante , canta pas per ièu ,

Canta per ma mia , qu'es al luènh de ièu .

Dejos ma fenestra , ia un aucelon ,

Tota la nuèit canta , canta sa cançon .

Aquelhas montanhas , que tan nautas son,

M' empechon de veire , mas amors ont son.

Baissatz-vos montanhas , planas aussatz-vos ,

Per que posca veire , mas amors ont son.

Aquelas montanhas , tant s' abaissaràn ,

Que mas amoretas , se raprocharan .

Au fond de la prairie, il y a un peuplier troué,

Le coucou y chante, peut être y a t-il niché.

S'il chante, qu'il chante, il ne chante pas pour moi,

Il chante pour ma mie qui est au loin de moi

Dessous ma fenêtre, il y a un petit oiseau,

Toute la nuit il chante, chante sa chanson.

Ces montagnes, qui sont si hautes,

m'empêchent de voir, où sont mes amours.

Montagnes baissez-vous, plaines levez-vous,

Pour que je puisse voir, où sont mes amours.

Plus ces montagnes, s'abaisseront,

Plus mes amourettes, se rapprocheront.

PROVENCE

Sota ma fenèstra
I a un aucelon,
Tota la nuech canta ,
Canta sa cançon . 

Se canta e recanta
Canta pas per ieu :
Canta per ma mia
Qu'es au luenh de ieu .

Aquelei montanhas
Que tant autas son ,
M' empachon de veire
Meis amors ont' son.

Autas , ben son autas,
Mai s' abaissaràn ,
E meis amoretas
Vers ieu revendràn .

Baissatz-vos montanhas,
Planas aussatz-vos ,
Que posquèssi veire
Meis amors ont' son

A la fònt de Nimes
I a un ametlier
Que fa de flors blancas
Au mes de janvier.

S' aquelei flors blancas
Èron d' ametlons
Culiriáu d' ametlas
Per ieu e per vos. 

Se canta e recanta
Canta pas per ieu :
Canta per ma mia
Qu'es auprès de ieu ."

Sous ma fenêtre
Il y a un oiselet ,
Il chante toute la nuit,
Il chante sa chanson.

S'il chante et rechante
Il ne chante pas pour moi :
Il chante pour ma mie
Qui est loin de moi.

Ces montagnes
Qui sont si hautes ,
M'empêchent de voir
Où est ma douce amie.

Hautes, elles sont bien hautes ,
Mais elles s'abaisseront,
Et ma douce amie
Vers moi reviendra.

Abaissez-vous montagnes ,
Plaines haussez-vous,
Que je puisse voir
Où est ma douce amie.

A la fontaine de Nîmes
Il y a un amandier
Qui fait des fleurs blanches
Au mois de janvier.

Si ces fleurs blanches
Étaient petites amandes
Des amandes je cueillerais 
Pour moi et pour vous. 

S'il chante et rechante
Il ne chante pas pour moi :
Il chante pour ma mie
Qui est près de moi.

NIMES

A la font de Nimes
I a un ametlièr
Que fa de flors blancas
Coma lo papièr

Se canta, que cante
Canta pas per ièu
Canta per ma mia
Qu'es al luènh de ieu

Aval dins la plana
I a'n pibol traucat
Lo cocut i canta
Quand i va nisar

Aquelas montanhas
Que tan nautas son
M' empachan de veire
Mas amors ont son

Baissatz-vos montanhas
Planas auçatz-vos
Per que pòsca veire
Ont son mas amors

Nautas son, plan nautas
Mas s'abaissaràn
E mas amoretas
Apareisseràn

LANGUEDOC

Debaat ma fennestro
A un aouselou ,
Touto la ney canto
Canto pas per your .

Se canto, que canto.
Canto pas per you ,
Canto per ma mio
Qu'es allen de you.

Aquellos montagnos
Que tan hautos soun
M' empachon de veyre
Mas amours oun soun .

Se canto, que canto.
Canto pas per you ,
Canto per ma mio
Qu'es allen de you .

Bassas-bous montagnos
Plano aoussas-bous
Per que posqui bere
Mas amours oun soun .

Se canto, que canto.

Canto pas per you,
Canto per ma mio
Qu'es allen de you .

Aquellos montagnos
Tant s' abacharan
Et mas amourettos
Se rapproucharan .

Se canto, que canto.
Canto pas per you ,
Canto per ma mio
Qu'es allen de you .

Dessous ma fenêtre,
Y'a un oiselet
Toute la nuit chante ,
Chante sa chanson.

S'il chante, qu'il chante.
Ce n'est pas pour moi ,
Mais c'est pour ma mie
Qui est loin de moi.

Ces fières montagnes ,
A mes yeux navrés,
Cachent de ma mie
Les traits bien-aimés.

S'il chante, qu'il chante.
Ce n'est pas pour moi ,
Mais c'est pour ma mie
Qui est loin de moi.

Baissez-vous montagnes,
Plaines, haussez-vous ,
Que mes yeux s'en aillent
Où sont mes amours.

S'il chante, qu'il chante.
Ce n'est pas pour moi ,
Mais c'est pour ma mie

Qui est loin de moi.

Les chères montagnes ,
Tant s'abaisseront,
Qu'à la fin de ma mie
Mes yeux reverront.

S'il chante, qu'il chante.
Ce n'est pas pour moi ,
Mais c'est pour ma mie
Qui est loin de moi.


LOZERE
 

Dejoust ma fenestro,
Y a un aouselou ,
Touto la neit canto,
Canto pas per yèou .

(refrain)
Se Canto, que canto ?
Canto pas per yèou,
Canto per ma mio
Qu'es al leng de yèou .

Al founso de l' horto
Y a un amelié
Que fa de flous blancos
Coumo de papie

Aquelos flous blancos
Faran d' amellous
Per rampli las pochos
De yèou e de vous.

Aquelos mountagnos
Que tan hautos soun
M' empachoun de vèire
Mas amours ount soun .

Aquelos moutagnos
S'en abaissaran
E mas amouretas
Se raproucharan

Sous ma fenêtre ,
Il y a un petit oiseau ;
Toute la nuit il chante,
Il ne chante pas pour moi,

(refrain)
S'il chante, que chante t'il ?
Il ne chante pas pour moi
Il chante pour ma mie
Qui est loin de moi.

Au fond du jardin
Il y a un amandier
Qui fait des fleurs blanches
Comme du papier.

Ces fleurs blanches
Feront des amandes
Pour remplir les poches
Les miennes et les vôtres.

Ces montagnes
Qui sont si hautes
M'empêchent de voir
Mes amours où elles sont.

Ces montagnes
S'abaisseront
Et mes amourettes
Se rapprocheront.


BEARN
 

Debat ma fenestro
At oun auselou
Touto la ney canto,
Canto sa cansou
Refrain:
Se canto que canto,
Canto pas per you,
Canto per ma mio
Qu'ès alen de you.

2. Aqeros mountagnos
Que tan hautes soun,
M'empéchoun de beyre
Mas amours oun soun.
Refrain:

3. Bassasbous, mountagnos
Planos, aoussasbous
Per que posqui beyre
Mas amour oun soun.
Refrain:

4. Aqeros mountagnos
Tan s'abacheran,
Et mas amourettos
Se rapproucharan.
Refrain:

Dessous ma fenêtre
Il y a un oiselet
Toute la nuit chante,
Chante sa chanson
Refrain:
S'il chante, qu'il chante,
Il ne chante pas pour moi,
Il chante pour ma mie
Qui est loin de moi..

2. Ces fières montagnes
Qui sont si hautes,
M'empèchent de contempler
Les traits de mon amour.
Refrain:

3. Baissez vous montagnes,
Plaines, haussez-vous,
Que mes yeux s'en aillent
Où sont mes amours.
Refrain:

4. Ces chères montagnes
Tant s'abaisseront,
Qu'à la fin ma mie
Mes yeux reverront.
Refrain:

-oOo-


Date de création : 08/08/2010 @ 01:20
Dernière modification : 27/10/2010 @ 02:38
Catégorie : FOLKLORE - Chant
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Mes Grands Pères 1914

A GARDER DANS TOUTES LES MEMOIRES CETTE INSULTE ENVERS LES POILUS

Ceux que Clemenceau avaient appelés avec mépris "les jardiniers de Salonique", leur reprochant longtemps leur inaction, poursuivent la guerre cinq mois de plus que leurs camarades, postés en Roumanie et tenant le front sud de la Russie contre les bolcheviques. Ce n'est qu'en mars 1919 que les poilus d'Orient sont rembarqués d'Odessa avec le sentiment d'avoir injustement été les oubliés de la Grande Guerre.


Près de 300 000 soldats français, dont plus de 50 000 ne sont jamais revenus, ont combattu sur ces terres balkaniques où ils ont vécu une fraternité d'arme avec leurs alliés serbes, italiens, britanniques, australiens, néo-zélandais. 

http://www.mediatheque-patrimoine.culture.gouv.fr/fr/archives_photo/visites_guidees/balkans.html

Autrement aussi scandaleux les Fusillés pour l'exemple. QUAND SERONT ILS REABILITE?

http://www.cndp.fr/fileadmin/user_upload/POUR_MEMOIRE/fusilles/120106_PM-fusilles-grande-guerre.pdf

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Mes Grands Pères pendant la grande guerre  

Marius Hilarion GINOUX   1896-1975
Médaillé ancien combattant 14/18, médaillé des campagnes d'Italie et d'Orient

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Julien Joseph Antoine CÉSAR  1884-1964

A lui aussi fait la campagne d'Orient

LES ANNALES de LA COMMUNE
Selon l'opinion de Hours de MANDAJORS, dans son ouvrage sur " la dispute d'Alyse en Bourgogne et de la ville d'Alez, capitale des cévennes en languedoc, au sujet de la fameuse Alésia, assiégée par Cesar" , il paraitrait que les noms des peuples gaulois qui ont habité ces contrées sont restés aux localités où ils campaient.
Cet auteur fait remarquer la plaine de St-Martin et de St-Julien de Valgalgues, où un secours fut envoyé par les Gaulois contre les Romains qui occupaient cette contrée. Mais ayant été surpris par un détachement, il fut battu, et le lieu du combat a conservé le nom des vaincus, VALGALGUES (vallis gallorum ou vallée des Gaulois).
<<Au reste ajoute Mandajors, cette preuve non écrite, soutenue par tant d'autres, ne fait pas moins foi que la littérale, dans un pays où l'on n'écrivait point, et dont les habitants, peu zélés pour une telle gloire, ne peuvent etre soupçonnés d'avoir eu recours à une fiction>>.
 
SAINT-MARTIN-DE-VALGALGUES appartenait en 1384 à la Viguerie d' ALAIS et au diocèse de Nimes; mais dés avant 1435 ce lieu avait céssé d'en faire partie, et il avait été incorporé à la viguerie et au diocèse d'Uzes, doyenneté de Navacelle.
Le prieuré de Saint-Martin-de-Valgalgues, uni à l'abbaye de Cendras, était à la collation de l'abbé de ce monastère; l'Eveque d'Uzes ne conférait que la vicairie sur la présentation de l'Abbé de Cendras. Ce village se composait, en 1384, de 2 feux et demi.
LES PERSONNALITES
LES ANNALES DES MINES (Houillère)

On relate la présence de la houille dans les Cévennes dès le 13 ème siècle. Le charbon dans cette région affleure fréquemment à flanc de coteau et fait l'objet d'exploitation artisanale. On connaît depuis longtemps le pouvoir calorifique de cette roche noire.

Après la seconde guerre mondiale, les Houillères des Cévennes, moins touchées par les ravages de la guerre, répondent à l'effort de production nationale et extraient 2,4 millions de tonnes dès 1946, se plaçant au deuxième rang des exploitations des Houillères du Centre-Midi, derrière le Bassin de la Loire. Plus de 22 000 personnes travaillent alors dans les mines.
Proches de la Méditerranée mais accrochés aux rudes pentes des paysages cévenols, les sites de production sont nombreux, éparpillés et difficiles d'accès. De plus, les gisements sont « difficiles » et le rendement fond s'avère être le plus faible des houillères du Centre-Midi.
En 1969, au terme d'un long travail de concentration des sites d'extraction, les HBCM exploitent, dans le Gard, trois sièges auxquels s'ajoute l'exploitation de Graissessac dans l'Hérault : au Sud, près d 'Alès, le siège Destival ; au centre, près de la Grand'Combe, les puits des Oules et de Ricard ; au nord, près de Bessèges, le siège de Saint-Florent.
La centrale thermique du Fesc, installée à la Grand'Combe, sur les bords du Gardon, constitue le débouché essentiel de la production des exploitations gardoises. L'exploitation souterraine s'arrête définitivement en 1985 et la production se poursuivit dans des mines à « ciel ouvert » qui ferment progressivement pour cesser toute exploitation en 2001. Au Nord de l 'Hérault, près de Bédarieux, l'exploitation en découverte de Graissessac, qui alimentait la centrale thermique du Bousquet d 'Orb, s'est terminée en 1992.

ALES M'EST CONTÉ
Le fief d'Alais appartenait, au Moyen Age, à la maison de Pelet, descendante des anciens comtes de Melgueil, qui avaient eux-mêmes pour auteurs les premiers vicomtes de Narbonne. Les Pelet, qui ont toujours réclamé en vain le comté de Melgueil et la vicomté de Narbonne, furent même obligés de se contenter de la moitié d'Alais lorsque Simon de Montfort se fut emparé de l'autre. Ils gardèrent cette moitié, sous le titre de baronnie, jusqu'au mi-lieu du XVIIe siècle. L'autre moitié, devenue partie du domaine de la couronne par la cession d'Amaury de Montfort, fut érigée en comté et passa successivement par mariage ou par vente aux Beaufort, aux Montmorency et aux Conti.
 
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La seule raison du destin, c'est son irrésistibilité à la fatalité

Si l’on n’est plus que mille, eh bien, j’en suis ! Si même ils ne sont plus que cent, je brave encore Sylla; S’il en demeure dix, je serai le dixième;
Et s’il n’en reste qu’un, je serai celui-là.

Victor Hugo - Les Châtiments

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