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Ales- Les Cevennes

Reproduction d'un livret paru en 1934

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BANNE D'AVEJAN ( Charles DE ) ,

EVEQUE,

Né en 1682 - Mort en 1743.

Denis de Banne , comte d'Avéjan , avait épousé, le 22 avril 1672 , Louise-Elisabeth Vallot; leur quatriéme enfant fut Charles de Banne d'Avéjan, qui naquit en 1682. Cette famille, qui comptait parmi la haute noblesse du Languedoc, a encore des descendants dans les environs de la ville d'Alais.
Charles de Banne fut destiné de bonne heure à entrer dans les ordres, et, dès lors, ses études furent dirigées dans ce sens.

Aprés quelque temps de séjour à Paris, comme aumônier de la duchesse de Berry, fille du régent, il fut nommé évéque d'Alais, et fut sacré le 27 juillet 1721 .
La peste qui avait éclaté sur le midi de la France exerçait ses ravages dans la Provence et dans le Bas-Languedoc; Maruéjols, Génolhac, avaient été frappés dès le commencement de l'année. Alais était en alarmes. - A la première nouvelle, M. d'Avéjan ne consulta que son ardente charité et se rendit au sein de la cité pestiférée; son zéle ne se démentit pas, et malgré les progrès du fléau, M. d'Avéjan ne quitta pas un seul instant la ville pendant les huit mois que dura la maladie.

Ce n'est pas seulement comme prélat que M. d'Avéjan a laissé de profonds souvenirs dans la ville d'Alais. L'administrateur se révéla bientôt en lui, et de grandes améIiorations furent entreprises sous sa direction. Alais ne se composait alors que d'un amas de maisons mal construites et étroitement resserrées dans une enceinte que dominait le Chateau-Fort. Sa position politique n'avait qu'une mince importance.
Par les soins de M. d'Avéjan les anciennes murailles s'étendirent, les quartiers, intérieurs s'agrandirent et des rues nouvelles furent percées. C'est à lui qu'on doit aussi le plan et la construction de l'Hôtel-de-Ville qu'il n'eut pas la satisfaction de voir terminer. L'évêché fut élevé sur les plans dressés de la main de M.d'Avéjan. Le collège s'éleva à cette époque sous la même direction.

La période pendant laquelle M. d'Avéjan s'occupa de travaux d'agrandissement et d'embellissement de la ville d'Alais, dura vingt ans au moins; ce qui nous conduit à l'année 1741, qui a laissé de douloureux souvenirs dans la mémoire des habitants d'Alais par les inondations du Gardon.
Les sollicitations et les démarches de ce prélat auprès du Roi, eurent un heureux résultat, et les misères du moment se trouvèrent calmées par ses soins.
En 1743, lorsqu'il était de nouveau occupé à Paris à solliciter des secours en faveur de sa ville de prédilection, la mort vint l'enlever.
Telle fut la vie de M. d'Avéjan, renfermée entre deux évènemens qui ont laissé de profonds souvenirs dans la ville d' Alais : la peste de 1721 et l'inondation de 1741.

Biographie tirée de " Statistiques du département du Gard édition de 1842 


Date de création : 16/12/2010 @ 15:48
Dernière modification : 26/06/2011 @ 17:25
Catégorie : Biographie - Alais
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Mes Grands Pères 1914

A GARDER DANS TOUTES LES MEMOIRES CETTE INSULTE ENVERS LES POILUS

Ceux que Clemenceau avaient appelés avec mépris "les jardiniers de Salonique", leur reprochant longtemps leur inaction, poursuivent la guerre cinq mois de plus que leurs camarades, postés en Roumanie et tenant le front sud de la Russie contre les bolcheviques. Ce n'est qu'en mars 1919 que les poilus d'Orient sont rembarqués d'Odessa avec le sentiment d'avoir injustement été les oubliés de la Grande Guerre.


Près de 300 000 soldats français, dont plus de 50 000 ne sont jamais revenus, ont combattu sur ces terres balkaniques où ils ont vécu une fraternité d'arme avec leurs alliés serbes, italiens, britanniques, australiens, néo-zélandais. 

http://www.mediatheque-patrimoine.culture.gouv.fr/fr/archives_photo/visites_guidees/balkans.html

Autrement aussi scandaleux les Fusillés pour l'exemple. QUAND SERONT ILS REABILITE?

http://www.cndp.fr/fileadmin/user_upload/POUR_MEMOIRE/fusilles/120106_PM-fusilles-grande-guerre.pdf

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Mes Grands Pères pendant la grande guerre  

Marius Hilarion GINOUX   1896-1975
Médaillé ancien combattant 14/18, médaillé des campagnes d'Italie et d'Orient

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Julien Joseph Antoine CÉSAR  1884-1964

A lui aussi fait la campagne d'Orient

LES ANNALES de LA COMMUNE
Selon l'opinion de Hours de MANDAJORS, dans son ouvrage sur " la dispute d'Alyse en Bourgogne et de la ville d'Alez, capitale des cévennes en languedoc, au sujet de la fameuse Alésia, assiégée par Cesar" , il paraitrait que les noms des peuples gaulois qui ont habité ces contrées sont restés aux localités où ils campaient.
Cet auteur fait remarquer la plaine de St-Martin et de St-Julien de Valgalgues, où un secours fut envoyé par les Gaulois contre les Romains qui occupaient cette contrée. Mais ayant été surpris par un détachement, il fut battu, et le lieu du combat a conservé le nom des vaincus, VALGALGUES (vallis gallorum ou vallée des Gaulois).
<<Au reste ajoute Mandajors, cette preuve non écrite, soutenue par tant d'autres, ne fait pas moins foi que la littérale, dans un pays où l'on n'écrivait point, et dont les habitants, peu zélés pour une telle gloire, ne peuvent etre soupçonnés d'avoir eu recours à une fiction>>.
 
SAINT-MARTIN-DE-VALGALGUES appartenait en 1384 à la Viguerie d' ALAIS et au diocèse de Nimes; mais dés avant 1435 ce lieu avait céssé d'en faire partie, et il avait été incorporé à la viguerie et au diocèse d'Uzes, doyenneté de Navacelle.
Le prieuré de Saint-Martin-de-Valgalgues, uni à l'abbaye de Cendras, était à la collation de l'abbé de ce monastère; l'Eveque d'Uzes ne conférait que la vicairie sur la présentation de l'Abbé de Cendras. Ce village se composait, en 1384, de 2 feux et demi.
LES PERSONNALITES
LES ANNALES DES MINES (Houillère)

On relate la présence de la houille dans les Cévennes dès le 13 ème siècle. Le charbon dans cette région affleure fréquemment à flanc de coteau et fait l'objet d'exploitation artisanale. On connaît depuis longtemps le pouvoir calorifique de cette roche noire.

Après la seconde guerre mondiale, les Houillères des Cévennes, moins touchées par les ravages de la guerre, répondent à l'effort de production nationale et extraient 2,4 millions de tonnes dès 1946, se plaçant au deuxième rang des exploitations des Houillères du Centre-Midi, derrière le Bassin de la Loire. Plus de 22 000 personnes travaillent alors dans les mines.
Proches de la Méditerranée mais accrochés aux rudes pentes des paysages cévenols, les sites de production sont nombreux, éparpillés et difficiles d'accès. De plus, les gisements sont « difficiles » et le rendement fond s'avère être le plus faible des houillères du Centre-Midi.
En 1969, au terme d'un long travail de concentration des sites d'extraction, les HBCM exploitent, dans le Gard, trois sièges auxquels s'ajoute l'exploitation de Graissessac dans l'Hérault : au Sud, près d 'Alès, le siège Destival ; au centre, près de la Grand'Combe, les puits des Oules et de Ricard ; au nord, près de Bessèges, le siège de Saint-Florent.
La centrale thermique du Fesc, installée à la Grand'Combe, sur les bords du Gardon, constitue le débouché essentiel de la production des exploitations gardoises. L'exploitation souterraine s'arrête définitivement en 1985 et la production se poursuivit dans des mines à « ciel ouvert » qui ferment progressivement pour cesser toute exploitation en 2001. Au Nord de l 'Hérault, près de Bédarieux, l'exploitation en découverte de Graissessac, qui alimentait la centrale thermique du Bousquet d 'Orb, s'est terminée en 1992.

ALES M'EST CONTÉ
Le fief d'Alais appartenait, au Moyen Age, à la maison de Pelet, descendante des anciens comtes de Melgueil, qui avaient eux-mêmes pour auteurs les premiers vicomtes de Narbonne. Les Pelet, qui ont toujours réclamé en vain le comté de Melgueil et la vicomté de Narbonne, furent même obligés de se contenter de la moitié d'Alais lorsque Simon de Montfort se fut emparé de l'autre. Ils gardèrent cette moitié, sous le titre de baronnie, jusqu'au mi-lieu du XVIIe siècle. L'autre moitié, devenue partie du domaine de la couronne par la cession d'Amaury de Montfort, fut érigée en comté et passa successivement par mariage ou par vente aux Beaufort, aux Montmorency et aux Conti.
 
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La seule raison du destin, c'est son irrésistibilité à la fatalité

Si l’on n’est plus que mille, eh bien, j’en suis ! Si même ils ne sont plus que cent, je brave encore Sylla; S’il en demeure dix, je serai le dixième;
Et s’il n’en reste qu’un, je serai celui-là.

Victor Hugo - Les Châtiments

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