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Reproduction d'un livret paru en 1934

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MAXIMIN D'HOMBRES
Deu aqradal e al pobol util.
Agréable à Dieu et utile au peuple.
VIEILLE CHARTE D'ALAIS
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On l'a dit bien souvent et avec juste raison : certaines familles semblent être prédestinées au goût des recherches studieuses; elles possèdent ce don naturellement et se le transmettent de génération en génération comme un précieux héritage. Cette observation ne s'est jamais manifestée avec plus d'évidence qu'à l'égard de Maximin d'Hombres.
François-Louis-Miaximin d'Hombres naquit, le 14 août 1810 à Alais, d'une ancienne et honorable famille des Cévennes. Il était le fils de François-Régis d'Hombres dont les vertus charitables sont restées légendaires, et de Marie-Antoinette-Eulalie Desroche, de Génolhac.

Petit neveu des deux célèbres Boissier de Sauvages, par sa grand'mère Marie-Augustine Boissier de La Croix de Sauvages, et neveu du baron d'Hombres-Firmas, il voulut se rendre digne de ses devanciers et suivre comme eux, avec honneur, la voie que leurs travaux lui avaient ouverte.
Doué d'une intelligence peu commune et d'une pénétration non moins remarquable, Maximin fit avec succès ses études classiques à Forcalquier d'abord, à Aix ensuite, chez les Jésuites. Il les poursuivit plus tard au collège de sa ville natale, et alla les compléter à Paris par celles du Droit.
Ses débuts à Alais, comme avocat, lui valurent les éloges les plus mérités, et firent présager pour lui un brillant avenir. Il prit, pendant trente-cinq ans, une part active à tous les grands débats judiciaires qui se produisirent devant le tribunal de cette ville. A partir de 1840, il fit toujours partie des Conseils de l'ordre; et, à neuf reprises différentes, il en fut élu bâtonnier. « Coeur noble, âme généreuse, esprit cultivé, a dit sur sa tombe un de ses anciens confrères, « Maximin d'Hombres était un de ces hommes dont le talent et la probité s'imposent et honorent les corps auxquels ils appartiennent (1). »

Caractère aimable et enjoué, esprit incisif et éminemment gaulois, Maximin avait l'aimable défaut des hommes très spirituels, qui n'ont jamais l'air de se prendre tout-à-fait au sérieux, lors même qu'ils se livrent à des occupations fort sérieuses; contrairement aux esprits bornés ou superficiels, qui se gardent bien de douter d'eux-mêmes, et font consister leur principal mérite à s'occuper, avec une gravité affectée, de choses parfaitement insignifiantes.
Un membre de la société d'Alais a décrit avec finesse « cette figure originale et sympathique, présentant un singulier mélange de douceur et de malice, de bonhomie et de causticité..... Ce charmant causeur, prompt à la réplique, habile à lancer le trait, à la verve familière, aiguisée, piquante, ironique, mais jamais blessante (2). »
Une bienveillance constante, une bonté inaltérable, formait, en effet, le fond du caractère de Maximin d'Hombres. Ses qualités charmantes, son abord facile et plein d'aménité, lui attiraient l'estime et l'affection universelles.

                    (1) Discours de M. Émile Pin, batonnier de l'Ordre des avocats.
                           (2) V. APPnAN. - Compte-rendu des travaux de la Société scientifique et littéraire d'Alais, pendant l'année 1813.
 

Quant à ses amis, ils ont pu apprécier combien l'un d'entre eux (i) l'a justement défini en signalant chez lui cette ténacité du coeur qui rendait ses affections indissolubles.
Pourrions-nous oublier, en parlant des précieuses qualités de notre ami, celles qui étaient peut-être les moins apparentes, mais en même temps les plus réelles : ces vertus bienfaisantes, ces habitudes de charité, héréditaires dans sa famille, dont pourraient rendre témoignage tant de misères secourues, tant d'infortunes soulagées en silence, sans faste et sans ostentation?
Aussi, lorsqu'à la fin de sa carrière d'avocat, parcourue avec autant d'honneur que de distinction, Maximin d'Hombres fut appelé à la Présidence du Tribunal ;d'Alais, tous ses concitoyens, sans acception d'opinions, applaudirent avec enthousiame à une nomination si bien justifiée.
..
Maximin d'Hombres avait épousé, le 26 novembre 1844, Mlle Victorine Farjon, de Montpellier, dont l'inaltérable affection l'a, jusqu'à ses derniers moments, entouré des soins les plus délicats et les plus dévoués.
Durant de longues années, Maximin d'Hombres a fait partie du, Conseil municipal d'Alais, ou l'avaient appelé la confiance et l'affection de ses concitoyens; et il a rempli, pendant un certain temps, les fonctions d'adjoint à la mairie.
il était membre de l'Académie du Gard, de, la. Société des, études pour les langues. romanes et de la Société scientifique et littéraire d'Alais, dont il a occupé la présidence pendant l'année 1872. Maximin d'Hombres avait eu quatre frères, morts avant lui et une soeur qui lui survit : i° Hippolyte, ancien élève de l'École polytechnique, mort en Afrique, capitaine du génie; - 2° Léonce, mort religieux trappiste; - 3° Ernest, mort garde-général des Eaux-et-Foréts; -- 4° Paulin mort enseigne de vaisseau devant Saint-Jean-d'Ülloa; - 5° Pauline, religieuse de la Visitation à Tarascon, seule survivante.
Avec Maximin s'est éteinte la descendance mâle de la branche cadette de la famille d'Hombres.
Doué d'une aptitude exceptionnelle pour toutes sortes de travaux, mais principalement porté vers lu études littéraires, historiques et archéologiques, Maximin savait faire marcher de front ces diverses études avec celles de sa profession. Les premières avaient même d'autant plus de charme et d'attrait pour lui, qu'elles fournissaient à son esprit une agréable diversion aux fatigues du barreau, et lui servaient en quelque sorte de délassement.
Le but constant qu'il poursuivit toute sa vie fut de mettre en lumière les principaux faits historiques qui se rattachent au passé de sa ville natale pour laquelle il professait, comme tous ses devanciers, une prédilection intime et profonde, un culte ardent et passionné : Soli totus amor (2).
A part ses incontestables qualités littéraires, ce qui mérite surtout d'être signalé dans Maximin d'Hombres, c'est l'esprit de suite et l'opiniâtreté dans te travail qui, chez l'historien et l'érudit, sont toujours des qualités fécondes.
« On est en général tenté de plaindre les savants qui consacrent leur vie à composer de gros livres et les curieux qui passent leur temps à les lire, dit M. Gaston Boissier. Peut-être les uns et les autres sont-ils beaucoup moins malheureux qu'on ne le suppose. S'il faut un certain courage pour se jeter résolument dans ces études pénibles et infinies, il est rare, quand les premières difficultés sont vaincues, qu'on n'éprouve pas
pour elles un grand attrait : elles ont ce privilège qu'elles donnent beaucoup plus qu'elles ne promettent. Les érudits, qui se sont fait un domaine restreint et fermé, le fouillent avec passion dans tous les sens, et finissent toujours par y découvrir quelque coin de terre inconnu ou ils sont les premiers à poser le pied.
                    (i) Éloge de Maximin d'Hombres, par M. d'Espinassous.
                    (2) Épigraphe inscrite par Maximin d'Hombres en tète de son Étude sur Alais.
 

Ce plaisir est un des plus vifs qu'on puisse éprouver, et il n'est pas commun (!). »
Maximin d'Hombres a laissé trois excellentes Études ou notices réunies dans le volume des Recherches historiques sur Alais, publié en 4860, en collaboration avec MM. Marette, Duclaux-Monteil et César Fabre. La première de ces notices est un précis historique sur la Seigneurie d'Alais. C'est, sans contredit, le travail le plus complet qui ait jamais été publié sur cette matière.
La seconde contient une étude archéologique et historique sur l'ancienne église de Saint-Jean-Baptiste d'Alais, convertie plus tard en cathédrale.
La troisième traite des anciens noms des rues et places de la ville avec l'indication de leur étymologie. On doit, en outre, à Maximin d'Hombres, de nombreux articles publiés dans l'Écho d'Alais, journal dont l'existence a duré onze années, de 1841 à 1852, et dont il fut l'un des principaux fondateurs.
On a aussi de lui une notice biographique placée en tête de la deuxième édition de Las Castagnados, recueil de poésies languedociennes du marquis de Lafare-Alais, à qui l'unissait une vieille et étroite amitié; et trois ou quatre plaquettes, sans nom d'auteur, qui n'ont jamais été mises en vente : il n'en a été tiré qu'un nombre très restreint d'exemplaires (2).
Mais les travaux les plus remarquables dus à ses longues et patientes recherches et à sa profonde érudition, sont : 1° Une étude de longue haleine, sous forme de discours, intitulée : ALAIS, ses origines, sa langue, ses chartes, sa commune et son consulat; 2° Le nouveau DICTIONNAIRE LANGUEDOCIEN-FRANÇAIS, resté inachevé.
       
Dans son étude sur Alais, l'auteur expose d'abord l'ensemble de son oeuvre.
Il a pris à tâche de faire ressortir le synchronisme qui existe entre les origines de l'organisation municipale de la ville d'Alais et celles de la formation de son langage. Il établit l'étymologie du nom d'Alais qui tient par ses racines à la langue celtique; il montre la contrée successivement occupée par les Ibères, les Ligures, les Celtes, les Romains, les Franks, les Visigoths, les Sarrasins, et assimilant à son idiome des éléments divers empruntés au langage de ses envahisseurs. Il signale l'introduction de la forme latine, dans la langue indigène, comme la conséquence évidente de l'occupation romaine et de l'établissement du christianisme dans la Gaule méridionale; et, après l'apaisement des grandes secousses produites par les invasions, il montre ce même langage national, ainsi modifié, s'assujétissant à des règles, se fixant progressivement, et, sous le nom de langue romane, s'imposant à l'Europe occidentale.

Abordant ensuite la période féodale, l'auteur fait apparaître, en 1093, le premier seigneur connu d'Alais, Raymond Pelet, qui prend part à la première croisade, de concert avec Raymond-Décan d'Uzès et Guillaume de Sabran, sous les ordres de Raymond IV de Saint-Gilles. II fait voir aussi les papes Gélase II, en 1118, et Alexandre III, en 1169-, recevant à Alais l'hospitalité des Pelet; il décrit la vie seigneuriale, les aventures des troubadours de la contrée; il dépeint enfin, au seuil du XIIIe siècle, la ville d'Alais entrant  « en possession d'elle-même et de la vie publique; » le peuple alaisien établissant ses droits; affirmant son existence civile et son organisation communale.
                          (i) G. BOISSIER. - Les provinces orientales de l'empire romain.
                          (2) Les Chartes d',Alais du XIIIe, siècle, traduites du roman et du latin en rimes françaises, 40 pages in-8°; - Rapport au Conseil municipal d'Alais sur la dénomination des rues et places de la ville; - Coup-dœil sur l'alignement et les syndicats du Gardon, 80 pages in-8°.


Parvenu à cette partie de son Étude, l'auteur passe en revue les principaux articles de la charte de 1200, octroyée par les seigneurs aux habitants d'Alais, et si étrangement défigurée dans son texte et dans sa date par 11M. Beugnot (1) et Laferrière (2). Rétablissant les textes d'après les documents originaux déposés aux archives municipales, il présente une vue d'ensemble de l'organisation communale d'Alais, en faisant ressortir le profond sentiment religieux (lui domine dans les institutions de la société naissante.
Le nouveau Dictionnaire languedocien-français fut le but constant vers lequel convergèrent les études de Maximin d'Hombres, et la meilleure partie de l'existence de notre cher et regretté confrère a été consacrée à cette oeuvre capitale, qu'une mort prématurée ne lui a pas permi d'achever.
En publiant son Dictionnaire languedocien-français, l'abbé de Sauvages s'était donné pour mission principale d'enseigner à parler correctement le français à ceux de ses compatriotes qui, accoutumés dès l'enfance à formuler leur pensée en languedocien, n'en donnaient, en se servant du français, qu'une tra duction vicieuse hérissée de gasconismes. Il se proposait, en outre, d'expliquer les mots du vieux langage dont fourmillent les anciens documents écrits de l'époque féodale.
Cette préoccupation constante a empêché le savant abbé d'atteindre le résultat qu'on était en droit d'espérer de lui. Elle lui a fait souvent négliger ou omettre les mots les plus usuels et le mieux employés pour s'attacher de préférence aux termes purement techniques. Ainsi restreint dans sa spécialité, on peut dire que le plan de l'ouvrage manque d'unité et demeure incomplet, au grand préjudice du dialecte alaisien. Le danger qu'avait voulu conjurer l'abbé de Sauvages n'existe d'ailleurs plus de nos jours. Ce n'est pas, en effet, l'altération de la langue française par le languedocien qui est à craindre à l'heure présente : l'influence contraire est bien plus à redouter, et nous assistons, chaque jour, à l'envahissement progressif de notre belle et vieille langue d'Oc, qui tend à se pervertir et à se corrompre, en se francisant.
C'est pour combler les nombreuses., lacunes du dictionnaire de l'abbé de Sauvages que l'auteur des Castagnados cuit le premier la pensée, il y a déjà plus de trente ans, (le rendre sa physionomie vraie au dialecte alaisien, cet ami d'enfance qu'il savait manier avec tant de grâce et d'esprit. Il associa à cette oeuvre considérable deux amis intimes, MM. J-M. Marette et Maximin d'Hombres, animés comme lui du feu sacré; et, avec leur collaboration, il jeta les fondements de l'oeuvre future, en commençant par recueillir la onmenclature de tous les mots qui devaient entrer dan-, le nouveau Dictionnaire languedocien-français, nomenclature écrite en entier de la main du marquis de La Fare, et destinée de servir de guide aux trois collaborateurs. Cette classification devait être considérée comme un arrêt définitif, qu'il fallait religieusement respecter.
Mais la mort vint successivement enrayer ou suspendre l'accomplissement de l'oeuvre commencée. M. le marquis de Lafare-Alais succomba le premier en 1846; M. Marette le suivit vingt ans plus tard, en 1866. L'honneur et le fardeau de l'entreprise devinrent alors l'héritage exclusif du dernier des survivants, qui, à son tour, devait disparaîtra avant d'avoir pu mettre la dernière main à ce monument patriotique.
A dater de sa nomination comme président du Tribunal civil d'Alais, l'existence de Maximin d'Hombres
ne devait plus être qu'une longue agonie précédant une crise suprême.

                 (1) Documents inédits sur l'histoire de France. Les OLIM, ou registres des arrêts rendus par la Cour du roi, publiés par M. Beugnot, membre de l'Institut. T. III, 2°" partie, 13t2-1318. Appendice; Anciennes coutumes d'Alais, pp. 1458-1501.
                (2) Laferrière Histoire du Droit français, T. V, Coutumes de France, sect. II; Anciennes Coutumes d'Alais, Paris t858
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Date de création : 02/10/2011 @ 16:48
Dernière modification : 17/03/2012 @ 17:22
Catégorie : Biographie - Alais
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Mes Grands Pères 1914

A GARDER DANS TOUTES LES MEMOIRES CETTE INSULTE ENVERS LES POILUS

Ceux que Clemenceau avaient appelés avec mépris "les jardiniers de Salonique", leur reprochant longtemps leur inaction, poursuivent la guerre cinq mois de plus que leurs camarades, postés en Roumanie et tenant le front sud de la Russie contre les bolcheviques. Ce n'est qu'en mars 1919 que les poilus d'Orient sont rembarqués d'Odessa avec le sentiment d'avoir injustement été les oubliés de la Grande Guerre.


Près de 300 000 soldats français, dont plus de 50 000 ne sont jamais revenus, ont combattu sur ces terres balkaniques où ils ont vécu une fraternité d'arme avec leurs alliés serbes, italiens, britanniques, australiens, néo-zélandais. 

http://www.mediatheque-patrimoine.culture.gouv.fr/fr/archives_photo/visites_guidees/balkans.html

Autrement aussi scandaleux les Fusillés pour l'exemple. QUAND SERONT ILS REABILITE?

http://www.cndp.fr/fileadmin/user_upload/POUR_MEMOIRE/fusilles/120106_PM-fusilles-grande-guerre.pdf

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Mes Grands Pères pendant la grande guerre  

Marius Hilarion GINOUX   1896-1975
Médaillé ancien combattant 14/18, médaillé des campagnes d'Italie et d'Orient

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Julien Joseph Antoine CÉSAR  1884-1964

A lui aussi fait la campagne d'Orient

LES ANNALES de LA COMMUNE
Selon l'opinion de Hours de MANDAJORS, dans son ouvrage sur " la dispute d'Alyse en Bourgogne et de la ville d'Alez, capitale des cévennes en languedoc, au sujet de la fameuse Alésia, assiégée par Cesar" , il paraitrait que les noms des peuples gaulois qui ont habité ces contrées sont restés aux localités où ils campaient.
Cet auteur fait remarquer la plaine de St-Martin et de St-Julien de Valgalgues, où un secours fut envoyé par les Gaulois contre les Romains qui occupaient cette contrée. Mais ayant été surpris par un détachement, il fut battu, et le lieu du combat a conservé le nom des vaincus, VALGALGUES (vallis gallorum ou vallée des Gaulois).
<<Au reste ajoute Mandajors, cette preuve non écrite, soutenue par tant d'autres, ne fait pas moins foi que la littérale, dans un pays où l'on n'écrivait point, et dont les habitants, peu zélés pour une telle gloire, ne peuvent etre soupçonnés d'avoir eu recours à une fiction>>.
 
SAINT-MARTIN-DE-VALGALGUES appartenait en 1384 à la Viguerie d' ALAIS et au diocèse de Nimes; mais dés avant 1435 ce lieu avait céssé d'en faire partie, et il avait été incorporé à la viguerie et au diocèse d'Uzes, doyenneté de Navacelle.
Le prieuré de Saint-Martin-de-Valgalgues, uni à l'abbaye de Cendras, était à la collation de l'abbé de ce monastère; l'Eveque d'Uzes ne conférait que la vicairie sur la présentation de l'Abbé de Cendras. Ce village se composait, en 1384, de 2 feux et demi.
LES PERSONNALITES
LES ANNALES DES MINES (Houillère)

On relate la présence de la houille dans les Cévennes dès le 13 ème siècle. Le charbon dans cette région affleure fréquemment à flanc de coteau et fait l'objet d'exploitation artisanale. On connaît depuis longtemps le pouvoir calorifique de cette roche noire.

Après la seconde guerre mondiale, les Houillères des Cévennes, moins touchées par les ravages de la guerre, répondent à l'effort de production nationale et extraient 2,4 millions de tonnes dès 1946, se plaçant au deuxième rang des exploitations des Houillères du Centre-Midi, derrière le Bassin de la Loire. Plus de 22 000 personnes travaillent alors dans les mines.
Proches de la Méditerranée mais accrochés aux rudes pentes des paysages cévenols, les sites de production sont nombreux, éparpillés et difficiles d'accès. De plus, les gisements sont « difficiles » et le rendement fond s'avère être le plus faible des houillères du Centre-Midi.
En 1969, au terme d'un long travail de concentration des sites d'extraction, les HBCM exploitent, dans le Gard, trois sièges auxquels s'ajoute l'exploitation de Graissessac dans l'Hérault : au Sud, près d 'Alès, le siège Destival ; au centre, près de la Grand'Combe, les puits des Oules et de Ricard ; au nord, près de Bessèges, le siège de Saint-Florent.
La centrale thermique du Fesc, installée à la Grand'Combe, sur les bords du Gardon, constitue le débouché essentiel de la production des exploitations gardoises. L'exploitation souterraine s'arrête définitivement en 1985 et la production se poursuivit dans des mines à « ciel ouvert » qui ferment progressivement pour cesser toute exploitation en 2001. Au Nord de l 'Hérault, près de Bédarieux, l'exploitation en découverte de Graissessac, qui alimentait la centrale thermique du Bousquet d 'Orb, s'est terminée en 1992.

ALES M'EST CONTÉ
Le fief d'Alais appartenait, au Moyen Age, à la maison de Pelet, descendante des anciens comtes de Melgueil, qui avaient eux-mêmes pour auteurs les premiers vicomtes de Narbonne. Les Pelet, qui ont toujours réclamé en vain le comté de Melgueil et la vicomté de Narbonne, furent même obligés de se contenter de la moitié d'Alais lorsque Simon de Montfort se fut emparé de l'autre. Ils gardèrent cette moitié, sous le titre de baronnie, jusqu'au mi-lieu du XVIIe siècle. L'autre moitié, devenue partie du domaine de la couronne par la cession d'Amaury de Montfort, fut érigée en comté et passa successivement par mariage ou par vente aux Beaufort, aux Montmorency et aux Conti.
 
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La seule raison du destin, c'est son irrésistibilité à la fatalité

Si l’on n’est plus que mille, eh bien, j’en suis ! Si même ils ne sont plus que cent, je brave encore Sylla; S’il en demeure dix, je serai le dixième;
Et s’il n’en reste qu’un, je serai celui-là.

Victor Hugo - Les Châtiments

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