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Ales- Les Cevennes

Reproduction d'un livret paru en 1934

ALAIS et le GARD
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ALÈS

Un lit de rivière, large et rectiligne, dont le gravier grisâtre est presque à sec ; à gauche, le stade de jeux, la prairie, quelques remblais auxquels fait suite une ligne d'arbres aux hautes frondaisons ; sur la droite, une belle et longue avenue, toute droite, ornée de platanes ; au bout du grand espace vide formé par le lit de graviers, un pont de pierres à six arches ; à droite de l'avenue, l'amas de maisons de la ville ; et, dans le fond, à l'ouest, au nord, des collines, des monts, de hautes montagnes qui s'étagent les unes derrière les autres, en rangs de plus en plus élevés vers l'horizon, lignes sinueuses qui, sur le bleu du ciel, se découpent dans les tons de vert, de violet, de gris, formant un ensemble, un panorama d'un pittoresque saisissant : tel apparaît Alès au voyageur qui arrive du côté des plaines méditerranéennes...

La rivière se nomme le Gardon ; on chercherait en vain, dans le département, celle que les géographes appellent le << Gard >>. A une dizaine de kilomètres en aval d'Alès, se trouve le confluent des Gardons d'Alès et d'Anduze, mais, au delà comme en amont, à Ners et Remoulins aussi bien qu'à Saint-André de Valborgne et au Collet-de-Dèze, la rivière s'appelle toujours le Gardon. Les Celtes, puis les Volces, durent sans doute la dénommer « Gardou », comme les Cévenols d'aujourd'hui, mot que les GalloRomains écrivirent « Vardo »... Et, par un atavisme millénaire, les habitants de la basse vallée, personnifiant le Fleuve, comme leurs lointains aïeux, disent, lorsque, vers l'automne, les ondes grossies,  jaunâtres, énormes, I,

bouillonnantes, descendent des ' montagnes avec un fracas assourdissant : « Moussu d'Alès qu'arrivo... ». C'est Monsieur d'Alès qui vient 1

« Le nom des Cévennes dérive de l'hébreu Giben, ou du celtique Keben, qui, dans les deux langues, signifie montagne. Cette double étymologie a vraisemblablement une racine primitive dans les antiques idiomes de l'Inde ». (Duclaux-Monteils.) Quant au nom d'Alès, on a émis diverses opinions sur son étymologie. La plus plausible fait dériver ce mot de deux syllabes celtiques : al, lieu élevé (qu'on retrouve dans le latin altus), et ez, désinence des noms des lieux : Nemozez ou Nemoz, Bédarez, Albiez , etc. On dit qu'Alès est dérivé du latin Alestum. On peut penser exactement le contraire. Ce nom~ de lieu devait, à l'origine, se prononcer Alès ou Alèz, comme aujourd'hui. Les notaires du Moyen-Age en firent Alestum, et la langue romane écrite adopta l'orthographe Alest (Cartulain de 1200).

Une estampe de 1630 porte Alesz, ce qui prouve combien, de tout temps, les habitants du pays ont tenu à la sonorité de l's finale, contrairement aux « gens du Nord » qui prononçaient Alai. On a donc bien fait de revenir à la graphie Alès.

L'on ne possède aucun document certain sur les origines d'Alès, groupement ethnique. Un chemin, venant de la plaine, longeait la rivière, et, au lieu dit Alès, quittait le fond de la vallée, se dirigeant, par Portes et Villefort, vers le Gévaudan et la vallée de l'Allier, continuation de la route, normale quoique fort accidentée, qui menait de Nimes au pays des Arvernes. (:'est ce chemin, dont les Romains firent la Voie Regordane, qui est devenu, avec quelques corrections, notre route nationale 106. Il est naturel qu'une agglomération humaine se soit formée, puis développée, en un lieu tel qu’Alès. Le site est agréable, la région devait être abondamment pourvue de poisson et de gibier. Par la suite, aubergistes et artisans divers y ont eu leur raison d'être. Cependant, la voie qui, du Vidourle, allait vers le pays des Ruthènes (Aveyron) et la voie qui, longeant le Gardon d'Anduze, menait au pays des Gabales (Mende), étaient plus facilement accessibles et moins dures à fréquenter. C'est pourquoi Anduze se développa longtemps avant Alès ; de même 1.r Vigan, cité moins importante, mais fort ancienne.

Après les peuplades celtiques, cinq ou dix siècles avant l'ère chrétienne, les Volces occupèrent la région du Languedoc - ceux de l'ouest (Toulouse) ont été appelés Volces Tectosages ;. entre les Cévennes et la mer, c'étaient les Volces Arécomiques. Nîmes était, d'après Strabon et Pline, la métropole d'environ 24 bourgs du pays des Arécomiques. Ménard (liv. L, VII) signale l'identité de nombre d'entre eux avec des villes ou villages modernes ; on y voit, notamment, Briginn (Brignon), Andusia (Anduze). Mais aucun des noms cités ne se rapporte à Alès. Outre les noms mentionnés par Ménard, Germer-Durand rappelle aussi Statumoe (Seynes), et Vatrute (oppidum fort curieux de Vié-Ciouta, prés Méjannes et Monteils, à 7 kilomètres d'Alès).

Tonnance Ferréol, préfet des Gaules, habita, pense-t-on, une villa a prusianus (Brésis ou Brouzen). Sidoine Appolinaire vint l'y visiter. Sidoine, qui devint évêque de Clermont, a dû suivre plusieurs fois la Voie Regordane pour aller de Nîmes à Clermont. 11 a donné, dans ses lettres, de belles descriptions des lieux ou il est passé : nulle part il n'y est question d'une ville s'appelant Alésia, Alestum ou autre nom approchant (J.-M. Marette).

L'on peut donc penser que le groupe d'habitations humaines, qui se trouvait au lieu dénommé Allez par les Volces, a dû prendre quelque importance surtout après l'établissement et la mise en état de la Voie Regordàne ; le com­merce se développa, entre la mon­tagne et la plaine, l'industrie lo­cale également.

L'on ne peut esquisser que briè­vement ici l'histoire de la cité. Le mur ouest de la cathédrale est du début de l'époque caro­lingienne, comme l'abbaye de Saint - Germain - de - Montaigu. A cette époque, Alès avait déjà une populaticn nombreuse. Comme dans toutes les cités féodales, les maisons furent d'abord bâties autour du château seigneurial (colline du Fort). Au XI' siècle, Raymond Pelet, baron d'Alès, prit part à la première croisade, où il se signala.

Le pape Gélase II séjourna à Alès en 1118, et le pape Alexandre III en 1162 ; ces deux souverains-pontifes furent reçus dans la demeure des Pelet.

L'année 1200 est mémorable dans l'histoire d'Alès. C'est celle de la Charte municipale, dont l'original est conservé à l'Hôtel de Ville : << Deu agradal e al seu pobol util comen sam... >>  (Nous entreprenons une œuvre qui doit être agréable à Dieu et utile à son peuple...). Cette charte est un monument juridique remarquable. Disons qu'en 1290 il était professé à Alès des cours de Droit, de Droit canon et de Décrétales.

En 1243, à la suite d'un conflit, le roi Louis IX déclara le seigneur d'Anduze déchu de sa ca-seigneurie sur Alès ; pour une partie, Alès passe ainsi désormais sous l'autorité royale. Saint-Louis vint en personne à Alès en 1254.

Le compois de 1393 indique qu'il existait alors dans la ville 940 maisons, avec 677 propriétaires, ce qui représentait près de 10.000 habitants, dans l'enceinte des murs (de la Roque à la rue Beauteville). Pendant plusieurs siècles, l'importance de la population ne varia guère. Vers INRO, il y avait environ 20.000 habitants dans la commune ; en 1914, près de 30.000 ; vers 1925, où les ouvriers étrangers, occupés dans les mines et usines, étaient fort nombreux, la population totale dut approcher un moment de 50.000 habitants. Elle rat, en 1934, de 43.000 environ.

Au XIIIe siècle, Alès avait embrassé d'abord le parti du comte de Toulouse et l'hérésie des cathares, puis revint complè­tement sous l'autorité royale. En 1557, la ville se déclara pour là Réforme. Les guerres de religions furent des plus vives dans la contrée. En 1629, Alès était une importante place protestante. Louis XIII vint pour l'investir, et après un siège de sept jours, prit la ville, où fut signée, le 27 juin, la Paix d'Alès. Le fort Vauban fut édifié en 1688, et l'évêché d'Alès fut érigé en 1694.

En 1701, les luttes religieuses reprirent avec violence (guerre des Camisards), et, pendant plusieurs années, attristèrent la région. Le temple protestant actuel a été reconstruit en 1860. Celui qui existait avant la révocation de l'Edit de Nantes, sur le même emplacement, était, pense-t-on, plus spacieux:

L'Evêché et l'Hôtel de Ville (1741-1755) sont œuvres de l'architecte Rollin.

La belle ceinture des quais de la ville, dont la construction fut décidée après la grande inondation de 1741, fut réalisée en plusieurs parties, au XVIIIe siècle et dans la première moitié du X1Xe. La Chaussée (avenue Carnot) date de 1813.

La cathédrale, dont la nef avait été reconstruite en 1472, fut l'objet de modifications importantes, de 1771 à 1780 ; le chœur, d'une architecture remarquable, date de cette époque.

En 1879, après des études et des travaux qui avaient duré un certain nombre d'années, la ville fut dotée d'une abondante distribution d'eau potable, venant des sources de Latour, près du Gardon, à environ 9 kilomètres en amont de la ville.

 

L'ancien collège (rue Pasteur) fut fondé par Mgr d'Avéjan en 1733. Mais, depuis longtemps, il existait à Alès des écoles et 6un collège communal, et aussi des maîtres enseignants en ville. Dès 1707, les Frères des Ecoles chrétiennes diri­geaient à Alès des éco­les communales. Le ly­cée actuel a été cons­truit de 1884 à 1888, et fut inauguré en 1889.

Les monuments Du­mas et Lafare furent inaugurés en 1889 ; ceux de Pasteur, de Flo­rian, de Sauvages, le fu­rent en 1896. J.-B. Du­mas a donné, dès le dé­but du XIXe siècle, un grand essor à l'étude de la chimie ; il est, peut­ on dire, le créateur de la chimie industrielle (1880-1884).
Le grand Pasteur, ami de Du­mas, fut appelé à Alès pour étudier les maladies des vers à soie ; il séjourna à plusieurs reprises au Pont-de-Gisquet et, par ses travaux, mérita d'être appelé le sauveur de la sériciculture. Florian (1755-1794) naquit non loin d'Alès ; ses charmantes Fables sont bien connues, et aussi son idyllique pastorale d'Estelle et Némorin. L'abbé Boissier de Sauvages (1710-1795), érudit cévenol, a laissé d'excellents recueils et un Dictionnaire Languedocien, monument linguistique fort précieux ; l'un de ses frères fut le célèbre professeur de Montpellier qu'on a appelé « le médecin de l'amour ». Le marquis de Lafare-Alès (1791­1846) est l'auteur d'un recueil de poésies en dialecte cévenol, dans lequel se montrent, avec le beau talent de l'auteur, toute la saveur et le pittoresque de l'idiome local.

En 1925 a été édifié, dans le jardin public du Bosquet, le monument aux enfants d'Alès morts pour la France. Dans un magnifique cadre de verdure, les lignes sobres de ce monument s'harmonisent avec la masse imposante du Fort, qui le domine.

 

GABRIEL HAON,

Docteur en Droit. Avocat. Président de la Société Scientifique et Littéraire d'Alès.

 


Date de création : 15/04/2013 @ 16:20
Dernière modification : 15/04/2013 @ 16:29
Catégorie : Ales- Les Cevennes - 1934
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Mes Grands Pères 1914

A GARDER DANS TOUTES LES MEMOIRES CETTE INSULTE ENVERS LES POILUS

Ceux que Clemenceau avaient appelés avec mépris "les jardiniers de Salonique", leur reprochant longtemps leur inaction, poursuivent la guerre cinq mois de plus que leurs camarades, postés en Roumanie et tenant le front sud de la Russie contre les bolcheviques. Ce n'est qu'en mars 1919 que les poilus d'Orient sont rembarqués d'Odessa avec le sentiment d'avoir injustement été les oubliés de la Grande Guerre.


Près de 300 000 soldats français, dont plus de 50 000 ne sont jamais revenus, ont combattu sur ces terres balkaniques où ils ont vécu une fraternité d'arme avec leurs alliés serbes, italiens, britanniques, australiens, néo-zélandais. 

http://www.mediatheque-patrimoine.culture.gouv.fr/fr/archives_photo/visites_guidees/balkans.html

Autrement aussi scandaleux les Fusillés pour l'exemple. QUAND SERONT ILS REABILITE?

http://www.cndp.fr/fileadmin/user_upload/POUR_MEMOIRE/fusilles/120106_PM-fusilles-grande-guerre.pdf

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Mes Grands Pères pendant la grande guerre  

Marius Hilarion GINOUX   1896-1975
Médaillé ancien combattant 14/18, médaillé des campagnes d'Italie et d'Orient

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Julien Joseph Antoine CÉSAR  1884-1964

A lui aussi fait la campagne d'Orient

LES ANNALES de LA COMMUNE
Selon l'opinion de Hours de MANDAJORS, dans son ouvrage sur " la dispute d'Alyse en Bourgogne et de la ville d'Alez, capitale des cévennes en languedoc, au sujet de la fameuse Alésia, assiégée par Cesar" , il paraitrait que les noms des peuples gaulois qui ont habité ces contrées sont restés aux localités où ils campaient.
Cet auteur fait remarquer la plaine de St-Martin et de St-Julien de Valgalgues, où un secours fut envoyé par les Gaulois contre les Romains qui occupaient cette contrée. Mais ayant été surpris par un détachement, il fut battu, et le lieu du combat a conservé le nom des vaincus, VALGALGUES (vallis gallorum ou vallée des Gaulois).
<<Au reste ajoute Mandajors, cette preuve non écrite, soutenue par tant d'autres, ne fait pas moins foi que la littérale, dans un pays où l'on n'écrivait point, et dont les habitants, peu zélés pour une telle gloire, ne peuvent etre soupçonnés d'avoir eu recours à une fiction>>.
 
SAINT-MARTIN-DE-VALGALGUES appartenait en 1384 à la Viguerie d' ALAIS et au diocèse de Nimes; mais dés avant 1435 ce lieu avait céssé d'en faire partie, et il avait été incorporé à la viguerie et au diocèse d'Uzes, doyenneté de Navacelle.
Le prieuré de Saint-Martin-de-Valgalgues, uni à l'abbaye de Cendras, était à la collation de l'abbé de ce monastère; l'Eveque d'Uzes ne conférait que la vicairie sur la présentation de l'Abbé de Cendras. Ce village se composait, en 1384, de 2 feux et demi.
LES PERSONNALITES
LES ANNALES DES MINES (Houillère)

On relate la présence de la houille dans les Cévennes dès le 13 ème siècle. Le charbon dans cette région affleure fréquemment à flanc de coteau et fait l'objet d'exploitation artisanale. On connaît depuis longtemps le pouvoir calorifique de cette roche noire.

Après la seconde guerre mondiale, les Houillères des Cévennes, moins touchées par les ravages de la guerre, répondent à l'effort de production nationale et extraient 2,4 millions de tonnes dès 1946, se plaçant au deuxième rang des exploitations des Houillères du Centre-Midi, derrière le Bassin de la Loire. Plus de 22 000 personnes travaillent alors dans les mines.
Proches de la Méditerranée mais accrochés aux rudes pentes des paysages cévenols, les sites de production sont nombreux, éparpillés et difficiles d'accès. De plus, les gisements sont « difficiles » et le rendement fond s'avère être le plus faible des houillères du Centre-Midi.
En 1969, au terme d'un long travail de concentration des sites d'extraction, les HBCM exploitent, dans le Gard, trois sièges auxquels s'ajoute l'exploitation de Graissessac dans l'Hérault : au Sud, près d 'Alès, le siège Destival ; au centre, près de la Grand'Combe, les puits des Oules et de Ricard ; au nord, près de Bessèges, le siège de Saint-Florent.
La centrale thermique du Fesc, installée à la Grand'Combe, sur les bords du Gardon, constitue le débouché essentiel de la production des exploitations gardoises. L'exploitation souterraine s'arrête définitivement en 1985 et la production se poursuivit dans des mines à « ciel ouvert » qui ferment progressivement pour cesser toute exploitation en 2001. Au Nord de l 'Hérault, près de Bédarieux, l'exploitation en découverte de Graissessac, qui alimentait la centrale thermique du Bousquet d 'Orb, s'est terminée en 1992.

ALES M'EST CONTÉ
Le fief d'Alais appartenait, au Moyen Age, à la maison de Pelet, descendante des anciens comtes de Melgueil, qui avaient eux-mêmes pour auteurs les premiers vicomtes de Narbonne. Les Pelet, qui ont toujours réclamé en vain le comté de Melgueil et la vicomté de Narbonne, furent même obligés de se contenter de la moitié d'Alais lorsque Simon de Montfort se fut emparé de l'autre. Ils gardèrent cette moitié, sous le titre de baronnie, jusqu'au mi-lieu du XVIIe siècle. L'autre moitié, devenue partie du domaine de la couronne par la cession d'Amaury de Montfort, fut érigée en comté et passa successivement par mariage ou par vente aux Beaufort, aux Montmorency et aux Conti.
 
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La seule raison du destin, c'est son irrésistibilité à la fatalité

Si l’on n’est plus que mille, eh bien, j’en suis ! Si même ils ne sont plus que cent, je brave encore Sylla; S’il en demeure dix, je serai le dixième;
Et s’il n’en reste qu’un, je serai celui-là.

Victor Hugo - Les Châtiments

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