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Ales- Les Cevennes

Reproduction d'un livret paru en 1934

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COMMERCE ET INDUSTRIE

« L'Histoire est une chaîne dont chaque génération forge un des maillons ». Cette pensée de Michelet vient à la mémoire quand on considère le passé commercial et industriel de notre ville d'Alès.Ce passé remonte bien au delà de l'ère chrétienne et est attesté par d'authentiques titres de noblesse.Les Phéniciens, hardis navigateurs, qui avaient abordé sur les côtes de l'antique Lacydon, étaient venus chez nous enseigner à nos ancêtres, les Celtes, art d'extraire les métaux de la terre, de tisser les étoffes et de fabriquer les urnes.Alest était à la croisée des chemins qui reliaient la vallée du Rhône aux plaines de la Garonne, et la Voie Regordane lui ouvrait la porte du nord par le Gardon, une partie de la Cèze et l'Allier.
Pendant la domination romaine et les périodes franque et féodale de son histoire, notre Alest, préludant à son rôle con­temporain, a toujours été un trait d'union entre la plaine et la montagne pour les échanges commerciaux.
L'accroissement rapide de son importance commerciale n'a fait que consacrer un état de fait qui ne s'était pas démenti à travers son histoire.
Son rôle industriel, ensuite, fut la conséquence de la richesse de son sous-sol en houille et minerais divers.Décrire l'évolution progressive de l'exploitation des mines, c'est, en même temps, examiner l'essor d'Alès du point de vue industriel.
La place nous manque pour marquer, même brièvement, les étapes successives de l'accroissement de l'importance du bassin minier d'Alès. Disons seulement qu'à l'heure actuelle son extrac­tion est de l'importance d'environ deux millions de tonnes par an et que l'industrie minière est à la base de la prospérité éco­nomique de la région.

Parallèlement, se sont créées de nombreuses autres industries dans la -région d'Alès : produits chimiques de Salindres ; fila­tures de soie des Cévennes ; verreries ; fabriques de chaux et ciments ; poteries, tuileries ; constructions métalliques et méca­niques ; fonderies de fer, de bronze et d'aluminium ; chaudron­neries ; matériel de mines ; robinetteries ; extraits tannants, minoteries ; fabriques de chaises et de manches d'outils ; îorges ; scieries mécaniques ; fabriques de papier, de chaussures, de cycles, de matériel agricole, de maroquinerie, chemises, cha­peaux, sous-vêtements, etc...

L'artisanat eut de tout temps à Alès un développement consi­dérable et plusieurs quartiers de la ville perpétuent le souvenir des anciens métiers par les noms pittoresques des rues où ils s'exerçaient. Les artisans cévenols ont, par leur es prit de travail, d' ordre et d'épargne constitué l'assise solide et féconde notre cité.
Grande et moyenne industries et artisanat ne le cèdent en rien au commerce d'Alès, dans toutes les branches.
Cela s'explique par la situation géographique de notre vile au pied des Cévennes, qui permettait aux voyageurs cévenol d'aller solliciter la clientèle de régions aux hivers rigoureux et aux  routes difficiles, qu'avant l'ère de l'automobile, les voya­geurs étrangers à la région ne marquaient pas beaucoup d'en­thousiasme à parcourir.
C'est principalement en épicerie, quincaillerie, mercerie, ver­rerie, poterie, que les maisons de gros d'Alès alimentent un ter­ritoire dont l'étendue est à peu près celle de deux départements.
Les commerçants de gros alésiens ont su adapter leur organisation aux moyens nouveaux que le développement de l'automobile a créés. Nul doute qu'ils sauront conserver la clientèle naturelle d'Alès : « la tombée des Cévennes ».
La Chambre de Commerce d'Alès, considérant le dévelop­pement qu'a pris le tourisme, qui est une des formes modernes de l'activité commerciale, a orienté une partie de son activité vers l'organisation du tourisme régional.

Aussi, en parfait accord avec le Syndicat d'Initiative d'Alès et des Cévennes, elle n'a pas hésité à apporter tout son appui en faveur de la création, par Génolhac, d'une route directe d'accès au Mont-Lozère.
Comme, d'autre part, la Compagnie P.-L.-M. a bien voulu écouter les suggestions de la Chambre de Commerce d'Alès, dans le sens de l'amélioration de ses horaires, on va bientôt ne mettre que 14 heures de Nîmes à Paris, par les Cévennes, l'Au­vergne et le Nivernais. De la fenêtre même d'un wagon, on peut admirer les sites imprévus et pittoresques qui ont ce caractère spécial, si séduisant, particulier aux montagnes des Cévennes.
Rôle commercial, rôle industriel, rôle touristique, dont le développement harmonieux et constant s'est affirmé au cours de ces dernières années, seront ce que la Chambre de Commerce aura plus que jamais, dans les circonstances présentes, la mis­sion de remplir pour conserver à Alès et à sa région sa réputa­tion d'activité commercialé, de puissance industrielle et de centre touristique.

Louis Champeyrache, Président de la Chambre de commerce d’Alès


Date de création : 17/04/2013 @ 15:25
Dernière modification : 17/04/2013 @ 15:26
Catégorie : Ales- Les Cevennes - 1934
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Mes Grands Pères 1914

A GARDER DANS TOUTES LES MEMOIRES CETTE INSULTE ENVERS LES POILUS

Ceux que Clemenceau avaient appelés avec mépris "les jardiniers de Salonique", leur reprochant longtemps leur inaction, poursuivent la guerre cinq mois de plus que leurs camarades, postés en Roumanie et tenant le front sud de la Russie contre les bolcheviques. Ce n'est qu'en mars 1919 que les poilus d'Orient sont rembarqués d'Odessa avec le sentiment d'avoir injustement été les oubliés de la Grande Guerre.


Près de 300 000 soldats français, dont plus de 50 000 ne sont jamais revenus, ont combattu sur ces terres balkaniques où ils ont vécu une fraternité d'arme avec leurs alliés serbes, italiens, britanniques, australiens, néo-zélandais. 

http://www.mediatheque-patrimoine.culture.gouv.fr/fr/archives_photo/visites_guidees/balkans.html

Autrement aussi scandaleux les Fusillés pour l'exemple. QUAND SERONT ILS REABILITE?

http://www.cndp.fr/fileadmin/user_upload/POUR_MEMOIRE/fusilles/120106_PM-fusilles-grande-guerre.pdf

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Mes Grands Pères pendant la grande guerre  

Marius Hilarion GINOUX   1896-1975
Médaillé ancien combattant 14/18, médaillé des campagnes d'Italie et d'Orient

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Julien Joseph Antoine CÉSAR  1884-1964

A lui aussi fait la campagne d'Orient

LES ANNALES de LA COMMUNE
Selon l'opinion de Hours de MANDAJORS, dans son ouvrage sur " la dispute d'Alyse en Bourgogne et de la ville d'Alez, capitale des cévennes en languedoc, au sujet de la fameuse Alésia, assiégée par Cesar" , il paraitrait que les noms des peuples gaulois qui ont habité ces contrées sont restés aux localités où ils campaient.
Cet auteur fait remarquer la plaine de St-Martin et de St-Julien de Valgalgues, où un secours fut envoyé par les Gaulois contre les Romains qui occupaient cette contrée. Mais ayant été surpris par un détachement, il fut battu, et le lieu du combat a conservé le nom des vaincus, VALGALGUES (vallis gallorum ou vallée des Gaulois).
<<Au reste ajoute Mandajors, cette preuve non écrite, soutenue par tant d'autres, ne fait pas moins foi que la littérale, dans un pays où l'on n'écrivait point, et dont les habitants, peu zélés pour une telle gloire, ne peuvent etre soupçonnés d'avoir eu recours à une fiction>>.
 
SAINT-MARTIN-DE-VALGALGUES appartenait en 1384 à la Viguerie d' ALAIS et au diocèse de Nimes; mais dés avant 1435 ce lieu avait céssé d'en faire partie, et il avait été incorporé à la viguerie et au diocèse d'Uzes, doyenneté de Navacelle.
Le prieuré de Saint-Martin-de-Valgalgues, uni à l'abbaye de Cendras, était à la collation de l'abbé de ce monastère; l'Eveque d'Uzes ne conférait que la vicairie sur la présentation de l'Abbé de Cendras. Ce village se composait, en 1384, de 2 feux et demi.
LES PERSONNALITES
LES ANNALES DES MINES (Houillère)

On relate la présence de la houille dans les Cévennes dès le 13 ème siècle. Le charbon dans cette région affleure fréquemment à flanc de coteau et fait l'objet d'exploitation artisanale. On connaît depuis longtemps le pouvoir calorifique de cette roche noire.

Après la seconde guerre mondiale, les Houillères des Cévennes, moins touchées par les ravages de la guerre, répondent à l'effort de production nationale et extraient 2,4 millions de tonnes dès 1946, se plaçant au deuxième rang des exploitations des Houillères du Centre-Midi, derrière le Bassin de la Loire. Plus de 22 000 personnes travaillent alors dans les mines.
Proches de la Méditerranée mais accrochés aux rudes pentes des paysages cévenols, les sites de production sont nombreux, éparpillés et difficiles d'accès. De plus, les gisements sont « difficiles » et le rendement fond s'avère être le plus faible des houillères du Centre-Midi.
En 1969, au terme d'un long travail de concentration des sites d'extraction, les HBCM exploitent, dans le Gard, trois sièges auxquels s'ajoute l'exploitation de Graissessac dans l'Hérault : au Sud, près d 'Alès, le siège Destival ; au centre, près de la Grand'Combe, les puits des Oules et de Ricard ; au nord, près de Bessèges, le siège de Saint-Florent.
La centrale thermique du Fesc, installée à la Grand'Combe, sur les bords du Gardon, constitue le débouché essentiel de la production des exploitations gardoises. L'exploitation souterraine s'arrête définitivement en 1985 et la production se poursuivit dans des mines à « ciel ouvert » qui ferment progressivement pour cesser toute exploitation en 2001. Au Nord de l 'Hérault, près de Bédarieux, l'exploitation en découverte de Graissessac, qui alimentait la centrale thermique du Bousquet d 'Orb, s'est terminée en 1992.

ALES M'EST CONTÉ
Le fief d'Alais appartenait, au Moyen Age, à la maison de Pelet, descendante des anciens comtes de Melgueil, qui avaient eux-mêmes pour auteurs les premiers vicomtes de Narbonne. Les Pelet, qui ont toujours réclamé en vain le comté de Melgueil et la vicomté de Narbonne, furent même obligés de se contenter de la moitié d'Alais lorsque Simon de Montfort se fut emparé de l'autre. Ils gardèrent cette moitié, sous le titre de baronnie, jusqu'au mi-lieu du XVIIe siècle. L'autre moitié, devenue partie du domaine de la couronne par la cession d'Amaury de Montfort, fut érigée en comté et passa successivement par mariage ou par vente aux Beaufort, aux Montmorency et aux Conti.
 
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La seule raison du destin, c'est son irrésistibilité à la fatalité

Si l’on n’est plus que mille, eh bien, j’en suis ! Si même ils ne sont plus que cent, je brave encore Sylla; S’il en demeure dix, je serai le dixième;
Et s’il n’en reste qu’un, je serai celui-là.

Victor Hugo - Les Châtiments

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