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Ales- Les Cevennes

Reproduction d'un livret paru en 1934

ALAIS et le GARD
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INDUSTRIE HOUILLÈRE

Au nord du département du Gard, dans le massif monta­gneux que dérangent les vallées du Gardon, de l'Avène, de l'Auzonnet, du Luech et de la Cèze, se trouvent plusieurs gise­ments de houille dont l'exploitation, très sommaire à cette époque, remonte au XIVQ siècle.
Plusieurs actes conservés aux archives de la Préfecture du Gard visent des cessions de droit sur le charbon ou pierre noire en octobre 1344, en juin 1559, en 1698, en 1741, jusqu'au jour où, en 1774, un sieur Tuboeuf, venant de Normandie, obtenait du roi un privilège d'exploitation de toutes les mines situées dans un périmètre de cinq lieues autour de Barjac.

Après la révolution, un partage de ces mines aboutit, en 1809, à la constitution de diverses sociétés de propriétaires du sol, dont MM. de Robiac, Abric, Silhol, auxquels il faut associer le souvenir de M. Paulin Talabot, fondateur du P.-L.-M. comme créateur du chemin de fer de la Grand'Combe à Beau­caire en 1837.
Depuis, de nombreuses transformations ont abouti finale­ment à l'établissement de six grandes sociétés qui constituent la plus importante industrie de notre arrondissement.
Ce sont :

COMPAGNIE DES MINES DE LA GRAND'COMBE ; SOCIÉTÉ DES HOUILLÈRES DE ROCHEBELLE ; COMPAGNIE HOUILLÈRE DE BESSÈGES ; COMPAGNIE DES MINES, FONDERIES & FORGES D'ALAIS (MINES DE TRÉLYS) ; SOCIÉTÉ DES MINES DE CESSOUS ; SOCIÉTÉ HOUILLÈRE DU NORD D'ALAIS.

L'ensemble dès concessions exploitées couvre une superficie de plus de vingt mille hectares ; le personnel employé accuse un effectif de plus de quinze mille ouvriers et, de quelques milliers de tonnes-il y a un siècle, l'extraction s'élève aujourd'hui à plus' de deux millions de tonnes chaque année.
La qualité des charbons extraits les fait apprécier dans tout le sud-est de la France par la grande aussi bien que par la moyenne et petite industrie, en même temps que pour les installations de chauffage central: Leur présentation sous forme de bri­quettes et de boulets notamment, permet même d'étendre leurs zone de vente- jusqu'à Nice, Turin, Genève, Clèrmont et Bor­deaux, en 'même temps que' d'importants tonnages sont livrés à la Mariné nationale et au P.-L.-M.
De puissantes installations, des ateliers perfectionnés, ont permis à cette industrie de ne pas trop réduire sa production, même au cours de cette crise, et d'importantes centrales élec­triques lui assurent encore un débouché complémentaire pour lui conserver son caractère de première richesse 1e notre région.


Date de création : 20/04/2013 @ 17:09
Catégorie : Ales- Les Cevennes - 1934
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Mes Grands Pères 1914

A GARDER DANS TOUTES LES MEMOIRES CETTE INSULTE ENVERS LES POILUS

Ceux que Clemenceau avaient appelés avec mépris "les jardiniers de Salonique", leur reprochant longtemps leur inaction, poursuivent la guerre cinq mois de plus que leurs camarades, postés en Roumanie et tenant le front sud de la Russie contre les bolcheviques. Ce n'est qu'en mars 1919 que les poilus d'Orient sont rembarqués d'Odessa avec le sentiment d'avoir injustement été les oubliés de la Grande Guerre.


Près de 300 000 soldats français, dont plus de 50 000 ne sont jamais revenus, ont combattu sur ces terres balkaniques où ils ont vécu une fraternité d'arme avec leurs alliés serbes, italiens, britanniques, australiens, néo-zélandais. 

http://www.mediatheque-patrimoine.culture.gouv.fr/fr/archives_photo/visites_guidees/balkans.html

Autrement aussi scandaleux les Fusillés pour l'exemple. QUAND SERONT ILS REABILITE?

http://www.cndp.fr/fileadmin/user_upload/POUR_MEMOIRE/fusilles/120106_PM-fusilles-grande-guerre.pdf

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Mes Grands Pères pendant la grande guerre  

Marius Hilarion GINOUX   1896-1975
Médaillé ancien combattant 14/18, médaillé des campagnes d'Italie et d'Orient

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Julien Joseph Antoine CÉSAR  1884-1964

A lui aussi fait la campagne d'Orient

LES ANNALES de LA COMMUNE
Selon l'opinion de Hours de MANDAJORS, dans son ouvrage sur " la dispute d'Alyse en Bourgogne et de la ville d'Alez, capitale des cévennes en languedoc, au sujet de la fameuse Alésia, assiégée par Cesar" , il paraitrait que les noms des peuples gaulois qui ont habité ces contrées sont restés aux localités où ils campaient.
Cet auteur fait remarquer la plaine de St-Martin et de St-Julien de Valgalgues, où un secours fut envoyé par les Gaulois contre les Romains qui occupaient cette contrée. Mais ayant été surpris par un détachement, il fut battu, et le lieu du combat a conservé le nom des vaincus, VALGALGUES (vallis gallorum ou vallée des Gaulois).
<<Au reste ajoute Mandajors, cette preuve non écrite, soutenue par tant d'autres, ne fait pas moins foi que la littérale, dans un pays où l'on n'écrivait point, et dont les habitants, peu zélés pour une telle gloire, ne peuvent etre soupçonnés d'avoir eu recours à une fiction>>.
 
SAINT-MARTIN-DE-VALGALGUES appartenait en 1384 à la Viguerie d' ALAIS et au diocèse de Nimes; mais dés avant 1435 ce lieu avait céssé d'en faire partie, et il avait été incorporé à la viguerie et au diocèse d'Uzes, doyenneté de Navacelle.
Le prieuré de Saint-Martin-de-Valgalgues, uni à l'abbaye de Cendras, était à la collation de l'abbé de ce monastère; l'Eveque d'Uzes ne conférait que la vicairie sur la présentation de l'Abbé de Cendras. Ce village se composait, en 1384, de 2 feux et demi.
LES PERSONNALITES
LES ANNALES DES MINES (Houillère)

On relate la présence de la houille dans les Cévennes dès le 13 ème siècle. Le charbon dans cette région affleure fréquemment à flanc de coteau et fait l'objet d'exploitation artisanale. On connaît depuis longtemps le pouvoir calorifique de cette roche noire.

Après la seconde guerre mondiale, les Houillères des Cévennes, moins touchées par les ravages de la guerre, répondent à l'effort de production nationale et extraient 2,4 millions de tonnes dès 1946, se plaçant au deuxième rang des exploitations des Houillères du Centre-Midi, derrière le Bassin de la Loire. Plus de 22 000 personnes travaillent alors dans les mines.
Proches de la Méditerranée mais accrochés aux rudes pentes des paysages cévenols, les sites de production sont nombreux, éparpillés et difficiles d'accès. De plus, les gisements sont « difficiles » et le rendement fond s'avère être le plus faible des houillères du Centre-Midi.
En 1969, au terme d'un long travail de concentration des sites d'extraction, les HBCM exploitent, dans le Gard, trois sièges auxquels s'ajoute l'exploitation de Graissessac dans l'Hérault : au Sud, près d 'Alès, le siège Destival ; au centre, près de la Grand'Combe, les puits des Oules et de Ricard ; au nord, près de Bessèges, le siège de Saint-Florent.
La centrale thermique du Fesc, installée à la Grand'Combe, sur les bords du Gardon, constitue le débouché essentiel de la production des exploitations gardoises. L'exploitation souterraine s'arrête définitivement en 1985 et la production se poursuivit dans des mines à « ciel ouvert » qui ferment progressivement pour cesser toute exploitation en 2001. Au Nord de l 'Hérault, près de Bédarieux, l'exploitation en découverte de Graissessac, qui alimentait la centrale thermique du Bousquet d 'Orb, s'est terminée en 1992.

ALES M'EST CONTÉ
Le fief d'Alais appartenait, au Moyen Age, à la maison de Pelet, descendante des anciens comtes de Melgueil, qui avaient eux-mêmes pour auteurs les premiers vicomtes de Narbonne. Les Pelet, qui ont toujours réclamé en vain le comté de Melgueil et la vicomté de Narbonne, furent même obligés de se contenter de la moitié d'Alais lorsque Simon de Montfort se fut emparé de l'autre. Ils gardèrent cette moitié, sous le titre de baronnie, jusqu'au mi-lieu du XVIIe siècle. L'autre moitié, devenue partie du domaine de la couronne par la cession d'Amaury de Montfort, fut érigée en comté et passa successivement par mariage ou par vente aux Beaufort, aux Montmorency et aux Conti.
 
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La seule raison du destin, c'est son irrésistibilité à la fatalité

Si l’on n’est plus que mille, eh bien, j’en suis ! Si même ils ne sont plus que cent, je brave encore Sylla; S’il en demeure dix, je serai le dixième;
Et s’il n’en reste qu’un, je serai celui-là.

Victor Hugo - Les Châtiments

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