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Ales- Les Cevennes

Reproduction d'un livret paru en 1934

ALAIS et le GARD
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L'AGRICULTURE DANS L'ARRONDISSEMENT D'ALÈS

Au point de vue topographique et géologique, l'arrondisse­ment d'Alès comprend deux parties bien distinctes : la mon­tagne et la plaine ; le Haut-Gard et le Bas-Gard.
Une constitution géologique des plus variées et une différence d'altitude allant de 110 à 500 mètres permettent une grande diver­sité de produits agricoles.
Outre ses terrains houillers, ses minerais variés (fer, plomb argentifère, or, etc.), et ses stations thermales, le bassin d'Alès, avec ses keuper, ses alluvions modernes, ses lias, ses oxfordiens et neucomiens, présente une carte agronomique où les éléments physiques, heureusement associés, en font un centre de poly­culture.
Sur les terrains primitifs, dans la montagne et dans ses val­lées, dans un paysage merveilleusement accidenté, sont les bois de pins et de chênes, les pacages, les châtaigniers, les pommiers, les fourrages, les prairies naturelles.
Ensuite, les terrains calcaires et argilo-calcaires de la faille des Cévennes, au climat plus doux, permettent les mûriers, les oliviers, la vigne, les prairies artificielles, les céréales, etc.
Enfin, les terrains tertiaires et quaternaires et les alluvions modernes de la partie basse de l'arrondissement sont favorables, d'une part, à la culture de la vigne, aux céréales, et, d'autre part, à l'horticulture maraîchère, aux pépinières et aux cultures fruitières. La production maraîchère de la région a acquis une renommée justifiée par la beauté de ses produits ; la culture fruitière s'y étend chaque année avec une importance méritée par la saveur de ses fruits et, en particulier, de la pêche d'Alès.De nombreux groupements agricoles unissent les agriculteurs entre eux pour la défense de leurs intérêts professionnels. Deux groupements principaux : la très ancienne Société d'Agriculture de l'arrondissement d'Alès et la Fédération Sérici­cole d'Alès et des Cévennes s'occupent de la technique agricole, de là vulgarisation des procédés modernes et présentent aux Pouvoirs publics les desiderata de l'agriculture cévenole.
Dans la partie haute de l'arrondissement, le travail à la main y joue plus de rôle que celui des instruments. Le morcellement le commande et la localité s'y prête. Assurément, on n'est pas absolument maître de la constitution de son domaine, ni des moyens de le faire valoir ; souvent ce n'est pas un petit mérite que de bien conduire une propriété morcelée, et il va de soi qu'on prenne les moyens de travail qui se présentent. Mais les avantages qui en peuvent ressortir pour la culture s'y amoindris­sent grandement par la comparaison avec des exploitations de la partie basse, où l'on trouve soit ce groupement plus favorable, soit l'application de procédés que la rareté des bras rend tous les jours plus importants.

Hélas, la principale ressource des Cévennes, la sériciculture, est en déclin par suite de la fraude sur la soie et des attaques répétées contré la prime compensatrice des droits de douane ; mais l'horizon s'éclaire avec l'industrie naissante du « Crin des Cévennes o qui permettra au mûrier de conserver son appellation d' <d’arbre d'or »:
Ensuite, c'est la viticulture submergée par les importations et les plantations massives de l'Algérie, mais ces ennuis seront cor­rigés entre. autres par là concentration des moûts et, pour notre arrondissement, par la production de raisins de table qui trouvent un débouché facile au sein de la station uvale.
Comme on se plaît à nous le répéter depuis Sully, s'il est vrai que, l'àgriculture soit une des mamelles de l'Etat, le Gouverne­ment doit veiller soigneusement à ne laisser perdre aucune goutte de cette source féconde.

JULIEN CÉSAR
Officier du Mérite Agricole, Président de la Société d'Agriculture d'Alès.


Date de création : 21/04/2013 @ 16:14
Catégorie : Ales- Les Cevennes - 1934
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Mes Grands Pères 1914

A GARDER DANS TOUTES LES MEMOIRES CETTE INSULTE ENVERS LES POILUS

Ceux que Clemenceau avaient appelés avec mépris "les jardiniers de Salonique", leur reprochant longtemps leur inaction, poursuivent la guerre cinq mois de plus que leurs camarades, postés en Roumanie et tenant le front sud de la Russie contre les bolcheviques. Ce n'est qu'en mars 1919 que les poilus d'Orient sont rembarqués d'Odessa avec le sentiment d'avoir injustement été les oubliés de la Grande Guerre.


Près de 300 000 soldats français, dont plus de 50 000 ne sont jamais revenus, ont combattu sur ces terres balkaniques où ils ont vécu une fraternité d'arme avec leurs alliés serbes, italiens, britanniques, australiens, néo-zélandais. 

http://www.mediatheque-patrimoine.culture.gouv.fr/fr/archives_photo/visites_guidees/balkans.html

Autrement aussi scandaleux les Fusillés pour l'exemple. QUAND SERONT ILS REABILITE?

http://www.cndp.fr/fileadmin/user_upload/POUR_MEMOIRE/fusilles/120106_PM-fusilles-grande-guerre.pdf

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Mes Grands Pères pendant la grande guerre  

Marius Hilarion GINOUX   1896-1975
Médaillé ancien combattant 14/18, médaillé des campagnes d'Italie et d'Orient

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Julien Joseph Antoine CÉSAR  1884-1964

A lui aussi fait la campagne d'Orient

LES ANNALES de LA COMMUNE
Selon l'opinion de Hours de MANDAJORS, dans son ouvrage sur " la dispute d'Alyse en Bourgogne et de la ville d'Alez, capitale des cévennes en languedoc, au sujet de la fameuse Alésia, assiégée par Cesar" , il paraitrait que les noms des peuples gaulois qui ont habité ces contrées sont restés aux localités où ils campaient.
Cet auteur fait remarquer la plaine de St-Martin et de St-Julien de Valgalgues, où un secours fut envoyé par les Gaulois contre les Romains qui occupaient cette contrée. Mais ayant été surpris par un détachement, il fut battu, et le lieu du combat a conservé le nom des vaincus, VALGALGUES (vallis gallorum ou vallée des Gaulois).
<<Au reste ajoute Mandajors, cette preuve non écrite, soutenue par tant d'autres, ne fait pas moins foi que la littérale, dans un pays où l'on n'écrivait point, et dont les habitants, peu zélés pour une telle gloire, ne peuvent etre soupçonnés d'avoir eu recours à une fiction>>.
 
SAINT-MARTIN-DE-VALGALGUES appartenait en 1384 à la Viguerie d' ALAIS et au diocèse de Nimes; mais dés avant 1435 ce lieu avait céssé d'en faire partie, et il avait été incorporé à la viguerie et au diocèse d'Uzes, doyenneté de Navacelle.
Le prieuré de Saint-Martin-de-Valgalgues, uni à l'abbaye de Cendras, était à la collation de l'abbé de ce monastère; l'Eveque d'Uzes ne conférait que la vicairie sur la présentation de l'Abbé de Cendras. Ce village se composait, en 1384, de 2 feux et demi.
LES PERSONNALITES
LES ANNALES DES MINES (Houillère)

On relate la présence de la houille dans les Cévennes dès le 13 ème siècle. Le charbon dans cette région affleure fréquemment à flanc de coteau et fait l'objet d'exploitation artisanale. On connaît depuis longtemps le pouvoir calorifique de cette roche noire.

Après la seconde guerre mondiale, les Houillères des Cévennes, moins touchées par les ravages de la guerre, répondent à l'effort de production nationale et extraient 2,4 millions de tonnes dès 1946, se plaçant au deuxième rang des exploitations des Houillères du Centre-Midi, derrière le Bassin de la Loire. Plus de 22 000 personnes travaillent alors dans les mines.
Proches de la Méditerranée mais accrochés aux rudes pentes des paysages cévenols, les sites de production sont nombreux, éparpillés et difficiles d'accès. De plus, les gisements sont « difficiles » et le rendement fond s'avère être le plus faible des houillères du Centre-Midi.
En 1969, au terme d'un long travail de concentration des sites d'extraction, les HBCM exploitent, dans le Gard, trois sièges auxquels s'ajoute l'exploitation de Graissessac dans l'Hérault : au Sud, près d 'Alès, le siège Destival ; au centre, près de la Grand'Combe, les puits des Oules et de Ricard ; au nord, près de Bessèges, le siège de Saint-Florent.
La centrale thermique du Fesc, installée à la Grand'Combe, sur les bords du Gardon, constitue le débouché essentiel de la production des exploitations gardoises. L'exploitation souterraine s'arrête définitivement en 1985 et la production se poursuivit dans des mines à « ciel ouvert » qui ferment progressivement pour cesser toute exploitation en 2001. Au Nord de l 'Hérault, près de Bédarieux, l'exploitation en découverte de Graissessac, qui alimentait la centrale thermique du Bousquet d 'Orb, s'est terminée en 1992.

ALES M'EST CONTÉ
Le fief d'Alais appartenait, au Moyen Age, à la maison de Pelet, descendante des anciens comtes de Melgueil, qui avaient eux-mêmes pour auteurs les premiers vicomtes de Narbonne. Les Pelet, qui ont toujours réclamé en vain le comté de Melgueil et la vicomté de Narbonne, furent même obligés de se contenter de la moitié d'Alais lorsque Simon de Montfort se fut emparé de l'autre. Ils gardèrent cette moitié, sous le titre de baronnie, jusqu'au mi-lieu du XVIIe siècle. L'autre moitié, devenue partie du domaine de la couronne par la cession d'Amaury de Montfort, fut érigée en comté et passa successivement par mariage ou par vente aux Beaufort, aux Montmorency et aux Conti.
 
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La seule raison du destin, c'est son irrésistibilité à la fatalité

Si l’on n’est plus que mille, eh bien, j’en suis ! Si même ils ne sont plus que cent, je brave encore Sylla; S’il en demeure dix, je serai le dixième;
Et s’il n’en reste qu’un, je serai celui-là.

Victor Hugo - Les Châtiments

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