Vous êtes ici :   Accueil » Les Cévennes
 
 
La Commune
Risques Naturels
Richesses Perdues
Ma Jeunesse
Biographie
Ales- Les Cevennes

Reproduction d'un livret paru en 1934

ALAIS et le GARD
Nos Origines
FOLKLORE
VIDEOS
Corrigeons les erreurs
Préférences

Se reconnecter :
Votre nom (ou pseudo) :
Votre mot de passe
3hyb
Recopier le code :

 

ALÈS

Centre Touristique des Cévennes

 

LE PAYS DES CÉVENNES

Alès, au pied des Cévennes, a la légitime ambition de deve­nir de plus en plus un centre de tourisme. M. Pierre Vièles, le distingué chef de travaux de la Faculté des Sciences de Mont­pellier, dans une intéressante étude sur les Gardons, écrit : « Alès constitue surtout pour le touriste un remarquable centre d'excursions dans les Basses et Hautes Cévennes ». Les précé­dents articles ont montré l'intérêt que présentaient la ville, son industrie, son commerce, sa station uvale, les sports qui y sont pratiqués, les stations hydrominérales très proches. On a ~lu également les renseignements qui prouvent la facilité des trans­ports ferroviaires. Ajoutons qu'Alès est riche en taxis, cars, garages, ateliers de réparations, cliniques, magasins, cinémas Ses ressourcés hôtelières sont importantes. Enfin, s'il est vrai qu'en matière de tourisme la cuisine compte pour beaucoup, on doit aller à Alès, car on y mange bien.

Onze circuits sont indiqués plus loin, tous avec départ d'Alès. Ce sont des circuits types qui peuvent être facilement combinés ou multipliés.

Les sports d'hiver, prenant chaque année une importance plus grande dans les Cévennes, font l'objet d'une rubrique spé­ciale.

II nous semble que ce guide ne serait pas complet s'il ne contenait, sur la région à visiter, que les renseignements indis­pensables. Tous les touristes ne regardent pas les beaux sites sans presque ralentir la vitesse de leur auto. La plupart désirent com­prendre le pays qu'ils visitent. Ceux-là voudront bien prendre la peine de lire les lignes suivantes où nous essaierons de faire connaître :

LE PAYS DES CÉVENNES

Là où finit la plaine, qui commence à la mer, le pays mon­tagneux des Cévennes prend naissance (Cévenne vient de Keben, mot celtique qui signifie montagne). Ce sont des collines peu élevées, 200 ou 300 mètres ; Alès, Anduze, Ganges sont à l'en­trée des principales vallées. Petit à petit celles-ci s'élèvent, se rétrécissent, et les montagnes sont plus hautes, 700 à 800 mètres. Au delà des Cévennes, on trouve, à une altitude de 800 à 1.000 mètres, les Causses, immenses plateaux calcaires, à l'aspect déser­tique mais grandiose, creusés de nombreux avens dont le plus célèbre est l'aven Armand. Au delà également, en l'absence de causses, les deux grands massifs, qui sont les piliers des Cévennes et leur terminaison, le massif de l'Aigoual, au sud-ouest, celui du Mont-Lozère, au nord. Nous leur consacrons, sous la signa­ture la plus autorisée, un article spécial.

Les principales vallées cévenoles sont celles de l'Hérault et de ses affluents qui sont dans la direction nord-sud et celles des Gardons et de la Cèze qui vont du nord-ouest au sud-est. Ces vallées des nombreux Gardons forment un système orographique compliqué et curieux et constituent la région des Basses Cé­vennes. C'est d'abord, en allant de l'est à l'ouest, la Vallée Borgne que longe le Gardon de Saint-Jean-du-Gard, qui reçoit la rivière de Lasalle, la Salindrinque ; parallèlement à la Vallée Borgne, la Vallée Française, l'ancien Val-Francesque, « ainsi nommé sans doute », dit André Dumas, t à cause de sa résis­tance opiniâtre à l'invasion sarrasine ». Son Gardon se joint au Gardon de Saint-Germain-de-Calberte et ils forment celui de Mialet. Les deux Gardons de Saint-Jean-du-Gard et de Mialet réunis forment le Gardon d'Anduze, qui retrouve plus loin le Gardon d'Alès, et ce sera alors, jusqu'au Rhône, le Gard. La vallée du Gardon d'Alès s'appelle, dans sa partie supérieure, la Vallée Longue. Dans ces vallées, on trouve assez souvent, à flanc de coteau, des grottes, quelquefois très belles, qui ont parfois servi de refuge aux habitants pendant les guerres de religion.

Le climat est tempéré. Sous leur ciel bleu - aussi bleu que celui d'Italie - les Cévennes, bien abritées des grands vents, offrent au tourisme toutes les beautés des hautes altitudes, du sol et du sous-sol, aux villégiatures toute la gamme des températures possi­bles sous un climat tempéré. Cela est si vrai que les Céven­nes ne sont pas et ne pourraient pas être livrées à la mo­toculture.

Leur flore est ex­cessivement variée : grenadiers, citron­niers, mimosas, lauriers-roses, palmiers, cèdres, oliviers, voisinent presque avec les châtaigniers, les chênes, les sapins, les hêtres, les frênes et les bouleaux. Les céréales et la vigne sont cultivées côte à côte. Mais la véritable richesse agricole du pays, après le châtaignier, qui permet l'engraissement des porcs, est le mûrier dont la feuille nourrit le ver producteur de la soie. Mistral a fait naître Mireille en Provence. Moins élégantes mais plus nombreuses sont les magnanarelles cévenoles.

Il ne faudrait pas croire que la terre des Cévennes, qui peut nourrir les plantes de presque tous les pays, fût particulièrement riche. C'est un sol plutôt pauvre, ingrat pour qui le délaisse, mais reconnaissant envers celui qui lui donne la sueur de son front. Le paysan cévenol a créé ce sol. Sur le flanc abrupt de ses montagnes, il a établi, à l'aide de murs construits sans mor­tier, des sortes de terrasses (faïssos, en patois languedocien) longues et étroites, superposées. On accède de l'une à l'autre par de petits escaliers de pierre, construits également sans mor­tier. Le paysan ne peut labourer ces champs, quasi inaccessibles. Il les bêche. Les fumures, les semences, les récoltes sont mon­tées ou descendues à dos d'homme. Sur les bords des faïssos, la vigne ; sur la faïsso elle-même, le blé ou l'olivier, plus souvent le mûrier; sur les coteaux non cultivés, les châtaigniers séculaires. Suivez la route qui longe le fond d'une vallée. Sous le bleu du ciel, dans la campagne ensoleillée, vous entendrez peut-être le chant des cigales, si la moisson est proche ; vous entendrez sûre­ment le claquement des sabots du montagnard qui va d'une faïsso d l'autre, portant les fardeaux. Comment le front de ce travail­leur, déjà penché sur la terre, quand il monte vers son labeur ingrat, ne renfermerait-il pas les qualités d'ordre, d`économie, de réflexion, de ténacité et d'attachement ? Le Cévenol a créé son sol et lui arrache son pain quotidien. Mais le climat est doux et enchanteur, et le Cévenol est bon.

 

Avec leurs nombreuses plantes odoriférantes; l'aspic; le genêt, la bruyère, le thym, le genévrier, les collines sentent bon et le gibier, lièvres; perdrix rouges, grives, a un fumet délicieux.' Le régime des eaux est assez irrégulier, car trop nombreuses sont les années de sécheresse. Aussi, les rivières ne sont pas navigables; mais les eaux des torrents sont assez vives pour fournir des truites et des écrevisses. Comme bétail dans les fermes le plus souvent le mulet remplace le cheval et la chèvre la vache.

Voilà ce que sont les Cévennes, à la fois si riches et si pau­vres, mais toujours- si belles. Grâce à leur travail incessant, grâce au climat, les habitants ont pu faire produire à un sol ingrat des récoltes variées ; et le sous-sol a apporté à son tour sa contri­bution en richesses naturelles.

Pourtant les Cévenols ne deviennent pas riches. Le travail de plusieurs générations leur apporte seulement l'aisance. Rien d'éclatant dans ces montagnes trop peu connues. L'attrait qui s'en dégage est discret mais pénétrant . comme l'odeur de la violette. On les aime de père en fils quand on y est né ; on apprend vite à les aimer quand on vient y vivre. La photogra­phie ou l'écran du cinéma ne peuvent servir à les faire con­naître. Le parfum de la terre et l'enchantement de la nature ne sont pas photogéniques. Tout est couleur dans les Cévennes: Voyez dans l'azur du ciel ce soleil éclatant dont les rayons per­cent à travers les châtaigneraies ; le sol rouge est recouvert de vertes fougères. C'est l'or des genêts qui rappelle celui de la soie, le rose si doux des bruyères ; plus loin, au pied du châtai­gnier, le ton gris des cèpes savoureux ou l'orange éclatant du roi des champignons ; l'oronge des Césars. Au bout du val, le hameau, masures sans style ni prétention, couvertes de vieilles tuiles. Le mas cévenol est une pauvre chose : au rez-de-chaussée, la cuisine et les étables ; au premier étage. où conduit un escalier extérieur, les chambres et les magnaneries dans lesquelles an élève, au printemps, les vers à soie, la véritable richesse du pays.

Trop longtemps inconnues des touristes; les Cévennes sont, de nos jours, très visitées. L'hôtellerie, souvent en retard au point de vue du confort, est maintenant en état de recevoir les voya­geurs les plus difficiles. Il y a partout des hôtels confortables et de bons restaurants.

Cette vogue qui doit encore grandir n'est pas venue seule. Le savant Martel fut le grand vulgarisateur des Gorges du Tarn et des Causses. Le gouffre de Bramabiau,- la grotte de Dargilan, l'aven Armand furent aménagés et livrés au public. Entre temps, vint Fabre, le génial forestier; qui créa l'Aigoual. Avant les Essis et ensuite à leur tête, le Club Cévenol s'est consacré aux Cé­vennes. Elles ont eu leur apôtre, M. Arnal; secrétaire de ce Club. Elles lui doivent une partie de leur succès et de merveil­leuses créations.

 

En premier lieu, la Corniche des Cé­vennes, que Pierre Devoluy appelait la Corniche d'Amé­thyste, car il l'avait vue couverte de bruyères en fleurs. Cette route parcourt la crête du massif schisteux qui sépare le Val-Francesque de la Vallée Bor­gne. Elle conduit de Saint-Jean-du-­Gard à Barre; en traversant le coquet et verdoyant village du Pompidou; dont le nom sonne comme un air de fête, et le petit Causse de Lacan (1.020 m. ) . Cette route fut construite après 1700 par l'intendant Bâville à l'usage des dragons du roi. Il s'agissait d'amener sur les hauteurs l'artillerie pour soumettre les protestants en évitant les vallées, les gorges et les grottes. -Cette ancienne route royale avait été ensuite abandonnée au profit des routes de vallées. Le Club Cévenol a -su grouper les appuis, les concours et faire reclasser cette route -magnifique de laquelle, par temps clair, on peut voir le Ventoux, le Lozère, l'Aigoùal et la mer.

C'est encore à M: Arnal que l'on doit la nouvelle route (inaugurée en 1933), si pittoresque, qui conduit, par Cabrillac, de la Vallée Borgne à l'Aigoual. Ainsi, Alès, si l'on excepte le Vigan, est la ville la plus proche dé l'Aigoual.

Encouragé par ces exemples de grande volonté et de ténacité, l'Essi d'Alès, ayant constaté que sa ville était également la plus proche du Mont-Lozère à vol d'oiseau, a voulu qu'elle le fut également par la route, et, dès 1926, il a conçu le projet de créer une route d'accès au sud de cet imposant massif, car les autres routes aboutissent toutes au nord-ouest, au nord et à l'est. Ce projet, qui ne plaisait pas à tout le monde, a failli échouer. Il a tout de même été réalisé. A cette heure - 1934 - Alès est à 50 kilomètres du Mas de la Barque, maison forestière du Mont-Lozère. On doit cette nouvelle route au distingué direc­teur général des Eaux et Forêts au Ministère de l'Agriculture, M. Chaplain, qui a vu, dès qu'on l'a saisi de la question, l'inté­rêt qu'elle présentait pour la mise en valeur touristique d'une admirable région qu'il connaît à merveille. Actif et réalisateur, il a ouvert de larges crédits pour la construction de la route. Et grâce à lui, la « route- du Mont-Lozère » - tel est son nom - existe. Elle a été très heureusement réalisée par M. le Conser­vateur des Eaux et Forêts Nègre, qui est encore un ami des Cévennes et dont le tourisme ne compte plus les bienfaits. Des­tinée à la desserte des forêts; elle est, en même temps, une admi­rable route de tourisme. Elle part de Génolhac (sur la route 106, station du P.-L.-M.) où l'on trouve toutes les ressources nécessaires (Essi, Hôtels, Autos) et s'élève en pleine forêt jus­qu'à la tour forestière de Malmontet. C'est ensuite, au-dessus de 1.000 mètres, toujours dans le Gard, une merveilleuse route de crête avec un horizon infini, une vue sans pareille. On entre ensuite dans la Lozère, et la route se termine bientôt après, au Mas de la Barque (1.430 m. ) . De là, on peut se diriger sur Villefort et Mende. Nous recommandons tout spécialement cette excursion, très rapide et très belle.

L'Essi d'Alès ne saurait trop exprimer sa reconnaissance à l'administrateur des Eaux et Forêts qui a bien voulu penser aux touristes sans oublier les forêts et à tous les Éssis, Chambres de Commerce, Municipalités et Sociétés, trop nombreux pour être nommés, qui lui ont apporté, à cette occasion, avec leur appui moral, leur concours financier.

Alès est encore très près de ces merveilles qui s'appellent : Grotte des Demoiselles, Gorges du Chassezac, Bois de Païolive, Gorges de l'Ardèche, Grottes de Saint-Marcel, Chartreuse de Valbonne, Pont-du-Gard, etc..., toutes comprises dans les onze circuits.

Rien n'est comparable aux Cévennes. Il est des régions qui ont des montagnes plus hautes, des vallées plus riches, des chutes d'eau plus abondantes. Mais aucune d'elles n'a un charme aussi pénétrant que celui qui se dégage des Cévennes. Ce charme si intense vient d'abord de ce que le pays des Cévennes forme un tout, ensuite de l'union des hommes avec leur terre.

Le pays cévenol, grâce à ses richesses naturelles et à ses pro­ductions variées, pourrait se suffire à soi-même s'il était séparé du reste de la France par une haute muraille. Il est si complet qu'à l'époque du Premier Consul il a failli devenir le départe­ment des Cévennes. Cette idée fut malheureusement abandonnée et le pays des Cévennes appartient maintenant au Gard, à la Lozère, à l'Hérault et à l'Ardèche. Mais l'unité du pays a sub­sisté, lui apportant un charme tout particulier.

On ne sait pas si les Cévenols ont été faits pour les Cévennes ou si les Cévennes ont été créées pour les Cévenols. On ne comprendrait pas ces montagnes si on ne se rendait pas compte des liens qui les unissent à leurs habitants. Ce sol qu'il a le plus souvent créé, le Cévenol l'a arrosé de son sang. Deux ou trois siècles de luttes religieuses, en lui donnant une âme rude et un coeur ferme,_ l'ont uni à sa terre. La guerre des Camisards, pendant le premier quart, du dix-huitième siècle, a donné un caractère éternel à cette union de l'homme et de la terre. Si George Sand a pu dire, avec raison, que « la race cévenole est « très caractéristique et en harmonie physique avec le sol qui la « porte », elle aurait pu ajouter avec non moins de raison qu'elle est également en harmonie morale.

Connaissez-vous le Mas Soubeyran ? C'est toutes les Cé­vennes ! A quelques kilomètres d'Alès, d'Anduze et de Saint­Jean-du-Gard, près des Grottes de Mialet, non loin du Gardon du même nom, au milieu des châtaigniers, quelques maisons d'apparence misérable, riches d'honneur, de loyauté, de siècles de travail. Ce paysage, ces maisons sont tels qu'ils étaient il y a trois cents ans. Les habitants sont les petits-fils de ceux qui vécurent, là sous Louis XIV. Ce fut le centre des guerres de religion. Dans une de ces maisons, celle du chef camisard La­porte, dit Roland, la Société du Protestantisme français a créé un :musée historique de cette époque, le Musée du Désert. Ce vieux mas cévenol n'a pas changé depuis que les dragons de Villars visitèrent la contrée. Là, mieux que partout ailleurs, on peut sentir et comprendre les Cévennes. Telles elles furent, telles elles sont. Les siècles ont passé, les volets des fenêtres se sont dis­joints, les châtaigniers ont vieilli, le paysan cévenol est resté ce qu'il était : laborieux, simple, honnête mais un peu rude. Sous son apparence fruste, son âme est belle comme son soi est bon pour qui sait le cultiver. L'un et l'autre ne font qu'un. Ils ont les mêmes défauts et les mêmes qualités.

HENRY TEISSONNIÈRE,

Président de l’Essi d'Alès et des Cévennes.

 


Date de création : 29/04/2013 @ 16:43
Dernière modification : 29/04/2013 @ 17:17
Catégorie : Ales- Les Cevennes - Pays des Cévennes
Page lue 2252 fois

Mes Grands Pères 1914

A GARDER DANS TOUTES LES MEMOIRES CETTE INSULTE ENVERS LES POILUS

Ceux que Clemenceau avaient appelés avec mépris "les jardiniers de Salonique", leur reprochant longtemps leur inaction, poursuivent la guerre cinq mois de plus que leurs camarades, postés en Roumanie et tenant le front sud de la Russie contre les bolcheviques. Ce n'est qu'en mars 1919 que les poilus d'Orient sont rembarqués d'Odessa avec le sentiment d'avoir injustement été les oubliés de la Grande Guerre.


Près de 300 000 soldats français, dont plus de 50 000 ne sont jamais revenus, ont combattu sur ces terres balkaniques où ils ont vécu une fraternité d'arme avec leurs alliés serbes, italiens, britanniques, australiens, néo-zélandais. 

http://www.mediatheque-patrimoine.culture.gouv.fr/fr/archives_photo/visites_guidees/balkans.html

Autrement aussi scandaleux les Fusillés pour l'exemple. QUAND SERONT ILS REABILITE?

http://www.cndp.fr/fileadmin/user_upload/POUR_MEMOIRE/fusilles/120106_PM-fusilles-grande-guerre.pdf

Ligne24.gif

Mes Grands Pères pendant la grande guerre  

Marius Hilarion GINOUX   1896-1975
Médaillé ancien combattant 14/18, médaillé des campagnes d'Italie et d'Orient

Ligne24.gif

Julien Joseph Antoine CÉSAR  1884-1964

A lui aussi fait la campagne d'Orient

LES ANNALES de LA COMMUNE
Selon l'opinion de Hours de MANDAJORS, dans son ouvrage sur " la dispute d'Alyse en Bourgogne et de la ville d'Alez, capitale des cévennes en languedoc, au sujet de la fameuse Alésia, assiégée par Cesar" , il paraitrait que les noms des peuples gaulois qui ont habité ces contrées sont restés aux localités où ils campaient.
Cet auteur fait remarquer la plaine de St-Martin et de St-Julien de Valgalgues, où un secours fut envoyé par les Gaulois contre les Romains qui occupaient cette contrée. Mais ayant été surpris par un détachement, il fut battu, et le lieu du combat a conservé le nom des vaincus, VALGALGUES (vallis gallorum ou vallée des Gaulois).
<<Au reste ajoute Mandajors, cette preuve non écrite, soutenue par tant d'autres, ne fait pas moins foi que la littérale, dans un pays où l'on n'écrivait point, et dont les habitants, peu zélés pour une telle gloire, ne peuvent etre soupçonnés d'avoir eu recours à une fiction>>.
 
SAINT-MARTIN-DE-VALGALGUES appartenait en 1384 à la Viguerie d' ALAIS et au diocèse de Nimes; mais dés avant 1435 ce lieu avait céssé d'en faire partie, et il avait été incorporé à la viguerie et au diocèse d'Uzes, doyenneté de Navacelle.
Le prieuré de Saint-Martin-de-Valgalgues, uni à l'abbaye de Cendras, était à la collation de l'abbé de ce monastère; l'Eveque d'Uzes ne conférait que la vicairie sur la présentation de l'Abbé de Cendras. Ce village se composait, en 1384, de 2 feux et demi.
LES PERSONNALITES
LES ANNALES DES MINES (Houillère)

On relate la présence de la houille dans les Cévennes dès le 13 ème siècle. Le charbon dans cette région affleure fréquemment à flanc de coteau et fait l'objet d'exploitation artisanale. On connaît depuis longtemps le pouvoir calorifique de cette roche noire.

Après la seconde guerre mondiale, les Houillères des Cévennes, moins touchées par les ravages de la guerre, répondent à l'effort de production nationale et extraient 2,4 millions de tonnes dès 1946, se plaçant au deuxième rang des exploitations des Houillères du Centre-Midi, derrière le Bassin de la Loire. Plus de 22 000 personnes travaillent alors dans les mines.
Proches de la Méditerranée mais accrochés aux rudes pentes des paysages cévenols, les sites de production sont nombreux, éparpillés et difficiles d'accès. De plus, les gisements sont « difficiles » et le rendement fond s'avère être le plus faible des houillères du Centre-Midi.
En 1969, au terme d'un long travail de concentration des sites d'extraction, les HBCM exploitent, dans le Gard, trois sièges auxquels s'ajoute l'exploitation de Graissessac dans l'Hérault : au Sud, près d 'Alès, le siège Destival ; au centre, près de la Grand'Combe, les puits des Oules et de Ricard ; au nord, près de Bessèges, le siège de Saint-Florent.
La centrale thermique du Fesc, installée à la Grand'Combe, sur les bords du Gardon, constitue le débouché essentiel de la production des exploitations gardoises. L'exploitation souterraine s'arrête définitivement en 1985 et la production se poursuivit dans des mines à « ciel ouvert » qui ferment progressivement pour cesser toute exploitation en 2001. Au Nord de l 'Hérault, près de Bédarieux, l'exploitation en découverte de Graissessac, qui alimentait la centrale thermique du Bousquet d 'Orb, s'est terminée en 1992.

ALES M'EST CONTÉ
Le fief d'Alais appartenait, au Moyen Age, à la maison de Pelet, descendante des anciens comtes de Melgueil, qui avaient eux-mêmes pour auteurs les premiers vicomtes de Narbonne. Les Pelet, qui ont toujours réclamé en vain le comté de Melgueil et la vicomté de Narbonne, furent même obligés de se contenter de la moitié d'Alais lorsque Simon de Montfort se fut emparé de l'autre. Ils gardèrent cette moitié, sous le titre de baronnie, jusqu'au mi-lieu du XVIIe siècle. L'autre moitié, devenue partie du domaine de la couronne par la cession d'Amaury de Montfort, fut érigée en comté et passa successivement par mariage ou par vente aux Beaufort, aux Montmorency et aux Conti.
 
Ligne24.gif

La seule raison du destin, c'est son irrésistibilité à la fatalité

Si l’on n’est plus que mille, eh bien, j’en suis ! Si même ils ne sont plus que cent, je brave encore Sylla; S’il en demeure dix, je serai le dixième;
Et s’il n’en reste qu’un, je serai celui-là.

Victor Hugo - Les Châtiments

conception du site ©J-Pierre César 2009            optimisé 1024x768
Ce site et les fichiers des adhérents ne sont pas déclarés à la CNIL - Dispense n° 6 - Délibération n° 2005-284 du 22 novembre 2005

Vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification
et de suppression des données selon la loi Informatique et Liberté (article 34) du 6 janvier 1978.

sticker.gif
Vous êtes ici :   Accueil » Les Cévennes