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Ales- Les Cevennes

Reproduction d'un livret paru en 1934

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Mes souvenirs scolaires
 
Pierre qui roule n’amasse pas mousse ; voila un dicton qui des mon plus jeune age s’est attaché à mes basques.
 
Né à Ales pendant l’occupation mes souvenirs débutent à Sète, j’étais tout jeune, je vivais avec ma mère,ma soeur, mes grands parents maternels et mon arriere grand mère maternelle.
En maternelle dont je ne m’en souviens plus du nom, elle était en début de la rue Lucien Salette, j’habitais un peu plus haut, il m’est resté vaguement en souvenir les toilettes de cette école « les petits urinoirs » et un incident courant pour cet age la qui m’a fait retourner chez moi sans l’accompagnement d’un adulte.
Plus tard de retour à Ales chez mes grands parents paternel, nous devions être dans les années 1946-1947, j’ai fréquenté l’école Fléchier (école de La Salle à présent) administrée par les Frères. J’en fut le plus jeune élève. Je revoie la grande cour avec les salles de classe sur la gauche, des l’entrée dans cette cour, dans le bâtiment de droite on avait accès par un escalier extérieur au bureau du Frère administrateur de l’école. Bureau dans lequel je fut convoqué un jour, pour quel motif je n’en ai aucune souvenance, mais je pense que c’était pour m’informer qu’ils ne pouvaient me garder.
Je me souviens également qu’à la belle saison les frères organisaient des projections cinématographiques en plein air. C’est ainsi que je vis mon premier film « Le Père Tranquille ».
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De l’école Fléchier je n’eu que la rue Edgar Quinet à traverser. C’est ainsi que je me retrouvais scolarisé au lycée Jean-Baptiste Dumas en classe de 11em ou 12em, nous devions être en 1948.
En ce temps là le lycée s’étendait du boulevard Louis Blanc ou était l’entrée principale au boulevard Gambetta. La façade tout au long de la rue Edgar Quinet, possédait plusieurs grands portails en bois qui donnaient chacun sur des cours de récréations et les classes dont elles dépendaient.
Je me souviens d'une journée grise d'octobre 1948 ou tombait une petite pluie fine; mon oncle était venu me chercher à la sortie de l'école en fin de matinée, le boulevard Edgar Quinet était envahie de gardes mobiles, d'autos-chenille avec ou sans mitrailleuses. Ce n'est que beaucoup plus tard que j'appris le pourquoi " les mineurs étaient en grève et l'un d'eux en perdit la vie".

   
Nous devions etre en 1949 ou peut etre1950, mon grand père maternel étant en retraite, ma famille maternelle se retirait dans la maison familiale à Saint Martin. Une fois de plus je changeais de famille pour retrouver ma soeur. Mon arrivée à Henry Barbusse fut marquée pas une anecdotes qui m'est toujours restée en mémoire. L'institutrice Madame Pagès me dit de prendre place vers le fond de la classe, alors que je remontais l'allée entre deux rangées de bancs un garçon s'est levé ma mis sa main sur mon épaule en disant c'est mon copain. Tu t'appelais Jacky GELLION l'on ne c'était jamais vu.
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En 1956 apres le certificat détude, je quittais Saint Martin pour trois années au centre d'apprentissage de Sète ou la première année je retrouvais quelques Alésiens, et l'année suivante quelques Saint Martinois me rejoignirent,

1959 le CAP en poche, je décidais d'arreter mes études (pour les reprendre  8 ans plus tard au titre de la promotion ouvriere) et de rejoindre le monde du travail.

A 17 ans1/2  débutait ma vie professionelle à Saint Auban sur Durance dans ce qui était à l'époque le département des Basses Alpes. Début professionel pour une société parisienne qui travaillait à l'international. (c'était l'époque ou l'on faisait confiance aux jeunes qui arrivaient sur le monde du travail, on ne leur demandait pas X années d'expérience).

Cette bougeote, qui fut la mienne pendant mon enfance, allait marquer le restant de ma vie professionelle.
Cette dernière me permit de découvrir toutes les classes sociales, du malheureux au riche, du bourgeois à l'arriviste sans oublier le monde politique, avec toute l'arrogance et la mauvaise foi de certain....

Date de création : 26/05/2009 @ 11:48
Dernière modification : 13/03/2014 @ 11:21
Catégorie : Ma Jeunesse - Mes Anecdotes
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Mes Grands Pères 1914

A GARDER DANS TOUTES LES MEMOIRES CETTE INSULTE ENVERS LES POILUS

Ceux que Clemenceau avaient appelés avec mépris "les jardiniers de Salonique", leur reprochant longtemps leur inaction, poursuivent la guerre cinq mois de plus que leurs camarades, postés en Roumanie et tenant le front sud de la Russie contre les bolcheviques. Ce n'est qu'en mars 1919 que les poilus d'Orient sont rembarqués d'Odessa avec le sentiment d'avoir injustement été les oubliés de la Grande Guerre.


Près de 300 000 soldats français, dont plus de 50 000 ne sont jamais revenus, ont combattu sur ces terres balkaniques où ils ont vécu une fraternité d'arme avec leurs alliés serbes, italiens, britanniques, australiens, néo-zélandais. 

http://www.mediatheque-patrimoine.culture.gouv.fr/fr/archives_photo/visites_guidees/balkans.html

Autrement aussi scandaleux les Fusillés pour l'exemple. QUAND SERONT ILS REABILITE?

http://www.cndp.fr/fileadmin/user_upload/POUR_MEMOIRE/fusilles/120106_PM-fusilles-grande-guerre.pdf

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Mes Grands Pères pendant la grande guerre  

Marius Hilarion GINOUX   1896-1975
Médaillé ancien combattant 14/18, médaillé des campagnes d'Italie et d'Orient

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Julien Joseph Antoine CÉSAR  1884-1964

A lui aussi fait la campagne d'Orient

LES ANNALES de LA COMMUNE
Selon l'opinion de Hours de MANDAJORS, dans son ouvrage sur " la dispute d'Alyse en Bourgogne et de la ville d'Alez, capitale des cévennes en languedoc, au sujet de la fameuse Alésia, assiégée par Cesar" , il paraitrait que les noms des peuples gaulois qui ont habité ces contrées sont restés aux localités où ils campaient.
Cet auteur fait remarquer la plaine de St-Martin et de St-Julien de Valgalgues, où un secours fut envoyé par les Gaulois contre les Romains qui occupaient cette contrée. Mais ayant été surpris par un détachement, il fut battu, et le lieu du combat a conservé le nom des vaincus, VALGALGUES (vallis gallorum ou vallée des Gaulois).
<<Au reste ajoute Mandajors, cette preuve non écrite, soutenue par tant d'autres, ne fait pas moins foi que la littérale, dans un pays où l'on n'écrivait point, et dont les habitants, peu zélés pour une telle gloire, ne peuvent etre soupçonnés d'avoir eu recours à une fiction>>.
 
SAINT-MARTIN-DE-VALGALGUES appartenait en 1384 à la Viguerie d' ALAIS et au diocèse de Nimes; mais dés avant 1435 ce lieu avait céssé d'en faire partie, et il avait été incorporé à la viguerie et au diocèse d'Uzes, doyenneté de Navacelle.
Le prieuré de Saint-Martin-de-Valgalgues, uni à l'abbaye de Cendras, était à la collation de l'abbé de ce monastère; l'Eveque d'Uzes ne conférait que la vicairie sur la présentation de l'Abbé de Cendras. Ce village se composait, en 1384, de 2 feux et demi.
LES PERSONNALITES
LES ANNALES DES MINES (Houillère)

On relate la présence de la houille dans les Cévennes dès le 13 ème siècle. Le charbon dans cette région affleure fréquemment à flanc de coteau et fait l'objet d'exploitation artisanale. On connaît depuis longtemps le pouvoir calorifique de cette roche noire.

Après la seconde guerre mondiale, les Houillères des Cévennes, moins touchées par les ravages de la guerre, répondent à l'effort de production nationale et extraient 2,4 millions de tonnes dès 1946, se plaçant au deuxième rang des exploitations des Houillères du Centre-Midi, derrière le Bassin de la Loire. Plus de 22 000 personnes travaillent alors dans les mines.
Proches de la Méditerranée mais accrochés aux rudes pentes des paysages cévenols, les sites de production sont nombreux, éparpillés et difficiles d'accès. De plus, les gisements sont « difficiles » et le rendement fond s'avère être le plus faible des houillères du Centre-Midi.
En 1969, au terme d'un long travail de concentration des sites d'extraction, les HBCM exploitent, dans le Gard, trois sièges auxquels s'ajoute l'exploitation de Graissessac dans l'Hérault : au Sud, près d 'Alès, le siège Destival ; au centre, près de la Grand'Combe, les puits des Oules et de Ricard ; au nord, près de Bessèges, le siège de Saint-Florent.
La centrale thermique du Fesc, installée à la Grand'Combe, sur les bords du Gardon, constitue le débouché essentiel de la production des exploitations gardoises. L'exploitation souterraine s'arrête définitivement en 1985 et la production se poursuivit dans des mines à « ciel ouvert » qui ferment progressivement pour cesser toute exploitation en 2001. Au Nord de l 'Hérault, près de Bédarieux, l'exploitation en découverte de Graissessac, qui alimentait la centrale thermique du Bousquet d 'Orb, s'est terminée en 1992.

ALES M'EST CONTÉ
Le fief d'Alais appartenait, au Moyen Age, à la maison de Pelet, descendante des anciens comtes de Melgueil, qui avaient eux-mêmes pour auteurs les premiers vicomtes de Narbonne. Les Pelet, qui ont toujours réclamé en vain le comté de Melgueil et la vicomté de Narbonne, furent même obligés de se contenter de la moitié d'Alais lorsque Simon de Montfort se fut emparé de l'autre. Ils gardèrent cette moitié, sous le titre de baronnie, jusqu'au mi-lieu du XVIIe siècle. L'autre moitié, devenue partie du domaine de la couronne par la cession d'Amaury de Montfort, fut érigée en comté et passa successivement par mariage ou par vente aux Beaufort, aux Montmorency et aux Conti.
 
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La seule raison du destin, c'est son irrésistibilité à la fatalité

Si l’on n’est plus que mille, eh bien, j’en suis ! Si même ils ne sont plus que cent, je brave encore Sylla; S’il en demeure dix, je serai le dixième;
Et s’il n’en reste qu’un, je serai celui-là.

Victor Hugo - Les Châtiments

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